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Bachoo : «Trop tôt pour parler du nouveau parti»
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Bachoo : «Trop tôt pour parler du nouveau parti»
La coupe de cheveux fraîchement retouchée, la coloration refaite, Anil Bachoo ne parle pas de son nouveau parti car il estime «que c?est trop tôt». Mais lors de sa rencontre avec la presse, hier, il est épaulé par une cinquantaine de ce que nous estimons être de nouveaux adhérents. A ses cotés, un Mukhesswur Choonee souriant, comme à son habitude. Au premier rang, Megduth Chumroo, très sérieux, Jyaneshwur Jhurry et Ramnarain Guttee. Quelques rangées plus loin, Noël Lee Chong Lem. L?atmosphère est relaxe malgré l?austérité de la salle de conférences de l?hôtel St-Georges.
Anil Bachoo se dit blessé par les paroles «insultantes, personnelles et basses», par le qualificatif de «limité intellectuel». Mais pas étonné. «Tant que vous êtes en bons termes avec Bérenger, tout va bien. Dès que vous avez des divergences, vous êtes limité». Mais Anil Bachoo se montre magnanime. «Je pardonne au PM parce qu?il est plus âgé que moi». Tout en niant les rumeurs selon lesquelles Bérenger l?auraient appelé pour s?excuser du terme employé.
Les raisons données par Anil Bachoo pour expliquer sa démission du MSM sont que le MMM avait une mainmise totale sur le MSM et que «sa garson la inn laiss li fer.» En ce faisant, dit-il, le MSM s?est «éloigné de son électorat et s?est retrouvé en déphasage avec la réalité», affirme Bachoo. Ce dernier avoue avoir essayé de parler au «garçon» en question, mais «sak fwa li dir nou bizin pez nene, bwar diluil. Parski pou ena friksyon si fer kitsoz aster». Bachoo déplore que le seul objectif de Pravind Jugnauth «est de devenir Premier ministre pour deux ans et il refuse de voir la réalité en face». Et de prendre pour exemple la défaite de l?alliance à la partielle de Piton-Rivière-du-Rempart.
«dormant partner»
L?ancien ministre des Infrastructures publiques prend Paul Bérenger pour exemple. «Quand il avait perdu trois sièges en 1993, il s?est arrangé pour être présent au fameux dîner à River Walk, qui lui avait d?ailleurs valu une révocation. Ce qui montre que, lui, a tendance à écouter son électorat. Pravind est en train de sacrifier son électorat à l?autel de son ambition personnelle.»
Anil Bachoo se défendra aussi d?être un opportuniste qui a attendu la dernière minute pour déserter le MSM. «J?ai attendu un an et demi parce que je ne voulais pas qu?on dise que je n?ai pas donné sa chance à Bérenger. Mais le MSM est maintenant un dormant partner.» A tel point, selon lui, que beaucoup de nominés MSM auraient été démis de leurs fonctions par le MMM sans que le parti puisse intervenir. «Pran l?examp enn dimounn kouma Sajadah. Linn donn so lavi pou MSM lerla kan Choonee demisione kom minis logeman, zot met li dehor ek li mor impe apre.»
Le nouveau leader du futur parti politique déplore le système de «prime ministerial system of government» au lieu du système westminstérien de cabinet of ministers system, où c?est une «seule et même personne qui décide de tout ? Paul Bérenger».
En ce qui concerne le nouveau parti qu?Anil Bachoo compte créer, l?ex-ministre se montre peu loquace concernant les nouveaux adhérents. Réagissant aux questions des journalistes sur d?éventuels candidats tels que Vishnu Lutchmeenaraidoo, Shakeel Mohamed ou Dhiraj Balgobin, Anil Bachoo affirme pouvoir confirmer deux noms à ce stade. «Dhiraj Balgobin et Avinash Goburdhun seront définitivement de la partie».
Sollicité, Dhiraj Balgobin confirme avoir eu des rencontres avec «mo kamarad Anil Bachoo» et l?avoir assuré de son coup de main, mais ajoute «qu?il faut que les grandes lignes du parti soient d?abord rendues publiques avant que je ne prenne une décision finale.» Avinash Goburdhun affirme, pour sa part, «ne pas faire de la politique» en raison de ses fonctions de consul du Swaziland.
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