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Les Africains veulent régler eux-mêmes la crise

18 février 2005, 00:00

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Les cinq chefs d?Etat africains, dont celui du Soudan, réunis en mini-sommet mercredi au Tchad ont exhorté la communauté internationale à ne pas envoyer de troupes au Darfour et à ne pas infliger de sanctions au gouvernement soudanais pour ne pas compromettre les efforts de paix. ?Les chefs d?Etat ont appelé la communauté internationale à continuer à apporter son soutien aux efforts africains en cours et à s?abstenir de toute action qui porte préjudice à ces efforts y compris l?imposition de sanctions et de tout déploiement de forces non africaines?, déclarent ces chefs d?Etat dans le communiqué final de leur rencontre.

Ce mini-sommet, organisé dans la capitale tchadienne, visait à relancer le processus de paix vacillant au Darfour, dans l?ouest du Soudan, où le conflit entre rébellion noire et milices arabes, soutenues par Khartoum, a déjà fait au moins 70 000 morts et environ deux millions de personnes déplacées depuis février 2003. Outre le président soudanais Omar Hassan al Bachir et son homologue tchadien Idriss Déby, dont le pays est frontalier du Darfour, participaient aux discussions de N?Djamena les présidents du Gabon, de la République démocratique du Congo et de la Commission de l?Union africaine, Alpha Oumar Konaré.

Le Nigeria avait dépêché son ministre de l?Intégration africaine. Ces dirigeants ont également réclamé un cessez-le-feu ?total et définitif au Darfour? et demandé à l?Union africaine de transformer sa mission en une réelle opération de maintien de la paix respectant la souveraineté du Soudan.

Le mini-sommet africain a été suivi de discussions au Tchad entre la délégation de Khartoum et des représentants des deux principaux mouvements rebelles du Darfour ? le Mouvement de libération du Soudan et le Mouvement pour la Justice et l?Egalité.

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