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Une ex-employée poursuit le propriétaire du Ritz Club
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Une ex-employée poursuit le propriétaire du Ritz Club
Claude Bertrand a intenté une private prosecution contre son ex-employeur, Brizlall Codaychurn, propriétaire de Tombeau Bay Resorts Ltd, où se trouve le Ritz Club. C?était hier en cour de Pamplemousses. La femme, une ressortissante française, habitant Trou-aux-Biches, accuse l?employeur d?émission de chèque sans provision le 7 octobre dernier.
Elle soutient avoir démissionné de l?établissement où elle a travaillé comme promoteur du tourisme, car selon elle, c?est une ?boîte de strip-tease où les danseuses se livrent à la prostitution?. De plus, elle fait valoir qu?elle n?a pu toucher un des deux chèques que son employeur lui avait remis pour la dédommager à la suite d?un accord à l?amiable. Cela, en raison d?un avis de non-paiement. L?affaire sera appelée pour la forme le 4 mars.
Rencontré hier par l?express, Brizlall Codaychurn est catégorique : ?Il n?y a pas de strip-tease ou de prostitution ici. Nous organisons des danses du ventre, des danses africaines, mais ce n?est jamais plus osé que les spectacles brésiliens. Nous organisons même des danses traditionnelles indiennes.? Il explique les actions de la Française par une vengeance, car il a refusé de donner son accord pour le renouvellement de son permis de travail. ?Elle travaillait pour un autre hôtel comme agent délégué à la publicité.?
La boîte a ouvert ses portes le 17 juin 2004. Brizlall Codaychurn a investi Rs 29 millions de son argent personnel qu?il dit avoir amassé à travers ses deux pharmacies en Angleterre. Il en est revenu après y avoir vécu 40 ans.
Recrutement
La tâche de Claude Bertrand consistait, entre autres, à faire le recrutement de la clientèle par annonce dans la presse du tourisme et dans les agences de voyages, s?occuper de leur accueil à l?aéroport et assurer de bonnes relations avec les clients. Toutefois, son contrat de travail avait été annulé à la demande de l?employeur car elle avait un autre emploi. Cela suite à la découverte d?un devis dans sa chambre sur lequel elle était présentée comme agent délégué de la publicité d?un autre établissement.
Entre-temps, l?employeur avait déjà accepté de la dédommager avec deux chèques de Rs 150 000 chacun, car elle avait déjà annoncé sa décision de démissionner. Le premier a été touché par la plaignante. Néanmoins, estimant que celle ci avait rompu le contrat de travail, l?employeur avait émis un avis de non-paiement pour le deuxième chèque. Claude Bertrand a donc porté l?affaire à la police.
?Service en chambre?
Par ailleurs, elle a été autorisée à rester à Maurice jusqu?au 20 février, en vertu d?un ordre de la juge Ah Foo Chui Yew Cheong prononcé le 7 février. L?ordre précise qu?elle pourra revenir sur le territoire mauricien pour les besoins de la procédure judiciaire.
La Française avait saisi la Cour suprême pour un permis de séjour alors qu?elle faisait face à une demande de déportation du Prime Minister?s office. L?action a été dirigée contre le Premier ministre et le bureau de l?immigration mauricien.
Elle a déposé en cour un contrat de travail des danseuses pour justifier sa démission et expliquer qu?elle s?était retrouvée ?à vendre du sexe?, alors qu?elle n?était ?pas embauchée pour cela?. Ce contrat est éloquent. Il contient, entre autres, des clauses telles : ?Les danseuses devront accepter les conditions suivantes : fournir un service en chambre VIP de 60 minutes ou plus.? Sous un autre chapitre est écrit : ?Les demandes spécifiques des clients (...) seront soumises à la danseuse avant d?entrer dans la chambre. En cas de désaccord, une autre danseuse sera conseillée au client.?
Un des représentants du Parquet avait informé la juge que le Directeur des poursuites publiques ne comptait pas entamer des poursuites contre son employeur dans l?affaire du chèque non honoré. A la suite de quoi elle avait entré en cour intermédiaire un procès en réclamation de Rs 500 000 de dommages.
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