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SSR : ?Claudette et Hyacinthe sont la punition de Dieu?

17 février 2005, 00:00

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Seewoosagur Ramgoolam rentre de mission en colère face à l?ingratitude des Mauriciens. ?Dieu vous punit pour votre ingratitude en infligeant trois cyclones consécutifs à l?île Maurice?. De retour d?un de ses innombrables voyages à Paris et à Londres, il tient des propos incohérents. Il reproche ainsi à ceux qui ont combattu l?indépendance de lever de nouveau la tête ?pour nous ( ?) détruire?. Il en veut aux parasites, voulant vivre au crochet du pays, et à la presse conservatrice. Il s?exclame : ?Il y a quelque chose de pourri à Maurice?. Il est allergique à ceux qui, de leur tour d?ivoire, critiquent son gouvernement. Les Mauriciens doivent apprendre à se débrouiller par eux-mêmes. Ils doivent avoir une attitude positive et une mentalité créative. Ils doivent être la solution de leurs problèmes et non pas le problème à leurs solutions.

Satcam Boolell se montre moins négatif et plus avenant que son leader et Premier ministre. De retour d?un voyage de trois semaines à l?étranger, il repousse du pied toute idée de coalition entre le PTr et le MMM. Il se félicite en revanche des bonnes relations qu?il entretient avec le PMSD de Gaëtan Duval, un parti politique autonome, capable de déterminer en toute liberté ses options et ses priorités.

Les ministres rentrent de mission mais la situation de la fourniture d?eau potable à Port-Louis demeure toujours catastrophique. La CWA espérait pouvoir rétablir à 100 % la distribution de l?eau dans la capitale durant le week-end du 16 et 17 février. La situation a en fait empiré. Le réservoir de la colline Monneron n?a pu fournir de l?eau aux abonnés desservis par son réseau. Les tuyaux n?ont pas résisté à la pression de l?eau de nouveau distribuée par le réservoir de Pailles.

Les nouvelles sont meilleures du côté de la Mare aux Vacoas. Ce réservoir obtient les autorisations nécessaires à son agrandissement. Ce dernier nécessitera des investissements de Rs 38 millions. La Banque Mondiale n?apprécie guère que la CWA n?ait pas encore procédé à la révision à la hausse de ses tarifs qu?elle exige. Elle rappelle que l?aide à venir est conditionnée par la mise à exécution de ses recommandations tarifaires.

Ne quittons pas les méfaits cycloniques sans mentionner l?embourbement d?un camion chargé de sacs de nourriture pour animaux. L?accident survient sur la route séparant le Champ de Mars de la Colline Monneron. Elle est tellement abîmée et crevassée qu?elle n?est plus assez large pour laisser passer un poids lourds. Il devient donc hasardeux de faire, en voiture, le tour de notre hippodrome.

Le Syndicat des Sucres ne cesse depuis août 1979 de s?inquiéter du retard pris dans l?embarquement du sucre à destination de la CEE. Un quota de 500 000 tonnes doit être embarqué avant le 31 mai 1980. Quelque 350 000 tonnes devaient être embarquées avant le 31 décembre 1978. Seulement 247 260 tonnes l?ont été. Un nouveau programme est par conséquent établi pour les cinq premiers mois de 1980. Des 50 000 tonnes devant être embarquées en janvier, seulement 22 000 l?ont été. Il reste donc 231 000 tonnes à embarquer avant le 31 mai 1980, soit environ 60 000 tonnes par mois. Or il n?existe aucun signe d?accélération du rythme d?embarquement. Il faut prévoir de nouveaux retards pour le mois de février 1980. Le Syndicat des Sucres pense qu?en aucun cas le passage d?un ou de plusieurs cyclones pourrait constituer, aux yeux de Bruxelles, un cas de force majeure. Le Kenya, l?Ouganda et le Congo ont invoqué, mais sans succès, le recours à la force majeure. Ils ont perdu par conséquence une partie des quotas sucriers qui leur étaient alloués.

En dépit de ses 130 ans, la CCI entrevoit l?avenir avec davantage d?optimisme que le Syndicat des Sucres. Elle se prépare à aller occuper ses nouveaux locaux dans l?ancien bâtiment Merven et Cie, à la rue Royale, entre la Plantation House et la Pharmacie Nouvelle (aujourd?hui immeuble UNICORN). Depuis 1979, elle est mandatée pour certifier certains documents professionnels ce qui augmente ses revenus dans une mesure appréciable. Elle peut aussi imprimer des documents officiels qu?elle vend à ses membres. Le rez de chaussée de son nouvel immeuble servira de vitrine permanente de ce que l?île Maurice commerciale et industrielle peut offrir aux Mauriciens et à leurs visiteurs. Le nombre de ses membres est passé de 150 à 250 mais sur 6 000 commerçants.

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