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Maurice affiche ses ambitions territoriales

16 février 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Une île-continent, le plus grand pays d?Afrique, un territoire mille fois plus grand que Maurice? Les superlatifs ont fusé, hier, des deux côtés de la chambre pour qualifier l?île Maurice de demain. Des superlatifs mais aussi des idées pour l?exploitation des richesses d?un Etat de 1,9 million de km2, constitué d?eau et d?archipels, qui irait de Tromelin à Rodrigues et jusqu?aux Chagos.

Tout cela grâce au Maritime Zones Act présenté par le Premier ministre, Paul Bérenger, et voté à l?unanimité. Qualifiée tant par la majorité que par l?opposition de ?loi majeure ?, elle donne déjà à l?Etat mauricien des idées de grandeur et pourrait même être un nouveau pilier économique. ?L?avenir économique de Maurice est là?, a résumé Paul Bérenger.

Cette nouvelle loi permet, d?une part, à la Convention des Nations unies sur les droits de la mer (ratifiée par Maurice en 1994), d?avoir force de loi. D?autre part, elle délimite les zones maritimes et la souveraineté mauricienne. Elle sera l?instrument pour entamer les négociations pour régler les litiges entre Maurice et les Seychelles sur Saya de Malha mais aussi entre Maurice et? les Maldives dont les eaux territoriales bordent les Chagos.

Profitant de l?occasion, le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour Maurice d?exercer sa souveraineté sur Tromelin et les Chagos. Dans le cas de Tromelin, une réunion d?experts est prévue. Pour les Chagos, Maurice se prépare à aller à la Cour de La Haye. ?On peut espérer des développements, surtout du côté de Washington, avec la nomination d?un nouveau secrétaire d?Etat qui a adopté un ton positif?, a déclaré Paul Bérenger.

Les eaux territoriales mauriciennes sont de 12 milles nautiques et la zone contiguë de 24 milles. La zone économique exclusive (ZEE) est de 200 milles. La nouvelle loi permettra à Maurice de revendiquer une extension de son plateau continental qui peut aller jusqu?à 350 milles. Maurice a jusqu?en 2009 pour déposer sa demande. La nouvelle loi définit les droits que Maurice peut exercer dans sa ZEE - exploitation, gestion, protection, recherche scientifique, nouvelles sources d?énergie, ressources minérales, etc. Elle peut aussi exercer ses droits sur l?héritage archéologique sous-marin de ses eaux et sa ZEE. Le Maritime Zones Act, qui remplace le Continental Shelf Act et le Territorial Sea Act, devrait donner à Maurice les moyens de ses ambitions.

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