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JEC : pas de disparité entre les secteurs

15 février 2005, 00:00

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Dans le sillage des consultations pré-budgétaires, le Joint Economic Council (JEC) demande la suppression des disparités dans les plans de soutien aux investisseurs. Les plans d?encouragement à l?investissement tels qu?ils sont pratiqués actuellement ont fait leur temps. Ils doivent répondre aux exigences d?une économie intégrée. Le JEC suggère le remplacement du système en vigueur par une plate-forme commune pour les incitations. D?abord, toutes les entreprises doivent être soumises au même traitement sur le plan du fisc. Un taux de 15 % de la taxe corporative devra s?appliquer à l?ensemble de l?économie.

Le mémoire ?A roadmap for achieving meaningful competitiveness?, qui sera soumis demain par l?organisation des opérateurs au ministère des Finances, propose un nouveau modèle de développement économique. Le document a fait l?objet d?une première analyse de la part du gouvernement, samedi dernier, lors de la rencontre JEC-secteur public au Domaine Les Pailles. Le mémoire s?inspire largement du papier intitulé Competitiveness Foresight préparé par le National Productivity and Competitiveness Council .

?Une approche par secteurs, avec différents taux de la taxe corporative, de droits de douane et de procédures administratives, est un sérieux obstacle à l?émergence d?un nouveau modèle économique?, souligne le rapport. L?adoption d?un taux de 15 % aidera à corriger les anomalies et les distorsions qui favorisent des industries par rapport à d?autres de manière discriminatoire.

Le JEC milite depuis quelque temps déjà pour une refonte en profondeur des politiques d?accompagnement en vue de favoriser de nouvelles sources de croissance de même qu?une nouvelle race d?entrepreneurs. Une des idées maîtresses de la nouvelle philosophie est d?abandonner le modèle classique qui consiste à promouvoir deux ou trois grosses industries. Il faut pouvoir stimuler, selon le JEC, une vaste gamme d?activités ayant des potentiels de croissance forte, et qui contribuent à faire du pays une économie de services à haute valeur ajoutée.

Le mémoire du secteur privé se veut une feuille de route destinée à l?aboutissement d?un changement fondamental dans les capacités industrielles et entrepreneuriales du pays. Cela, sans pour autant provoquer des ruptures significatives au sein de la société. Le JEC préconise des actions qui doivent être prises dans l?immédiat et d?autres qui s?inscrivent dans une perspective à moyen terme.

Outre les plans d?incitation à l?investissement, les aspects qui se prêtent à une réforme immédiate sont le climat d?investissement, la politique aérienne, l?accès à l?éducation tertiaire et le gouvernement d?entreprise. Les restructurations sur le moyen terme concernent les relations industrielles, les marchés des capitaux et l?accès à Port-Louis.

Les opérateurs reviennent à la charge sur un vieux contentieux, notamment le système de certification et de régulation des entreprises. La prolifération des règles au fil du temps a fini par renforcer le pouvoir discrétionnaire des fonctionnaires. Manque de transparence et de cohérence dans le traitement des dossiers et existence de plusieurs points de décision, auxquels sont confrontés les entrepreneurs, sont autant de sources de frustration.

Le JEC suggère une interface plus productive entre les hommes d?affaires et le Board of Investment. Dans le même souffle, l?organisation du secteur privé milite pour un service civil qui soit plus familier aux pratiques du business et qui agisse davantage en tant que facilitateur auprès des investisseurs.

Le JEC prône l?ouverture sur plusieurs aspects critiques de la politique économique. Maurice doit adopter une attitude plus positive vis-à-vis des compétences venues d?autres horizons. Le processus de développement ne devrait pas être obstrué par le manque de ressources professionnelles sur le plan local. Dans ce contexte, une simplification des démarches des cadres étrangers qui souhaitent venir travailler à Maurice est suggérée. Plus de liberté et d?ouverture du ciel mauricien également. Il faut introduire plus de compétition entre les différentes lignes aériennes desservant Maurice, demande le JEC.

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