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Sale by levy : Victor Glover mis en cause
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Sale by levy : Victor Glover mis en cause
Les victimes du système de vente à la barre n?y vont pas de main morte. Menés par Harish Boodhoo, ils ont, lors de leur première conférence de presse pour 2005, accusé, ?preuves à l?appui? précisent-ils, le président de la commission d?enquête sur la vente à la barre, Sir Victor Glover, de s?être rendu coupable de conflit d?intérêt direct, sous le Prevention of Corruption Act 2002, infraction passible d?une peine maximale de dix ans de prison.
Harish Boodhoo explique que l?ancien chef juge figurait sur la fiche de paie de la Mauritius Bankers Association (MBA) en sa qualité de conseiller légal alors qu?en même temps qu?il présidait la commission d?enquête sur la vente à la barre et que «90 % des victimes étaient des clients des banques». Le journaliste politicien avance que «c?est pour cette raison qu?aucun banquier n?avait été appelé pour témoigner devant la commission». L?ancien chef juge n?a pas souhaité répondre aux accusations.
Deux inspecteurs de la commission anti-corruption ont questionné le rédacteur en chef de Sunday Vani pendant deux heures mercredi dernier après qu?une lettre a été adressée à l?Icac le 28 janvier, dans laquelle il faisait état des ses accusations dont il avait «double confirmation». «Il aurait dû avoir révélé ses intérêts au président de la République et au public avant d?accepter ses honoraires», peut-t-on lire dans la correspondance.
L?Icac prendra la déposition du président de l?association des victimes, Hassenjee Ahmod, le 8 février. Celui-ci affirme que l?association organisera une manifestation «monstre» et une deuxième grève de la faim si aucune action n?est prise contre Sir Victor Glover. Menace réitérée par Harish Boodhoo. «Jusqu?à maintenant nous avons agi dans la discipline mais si le Premier ministre ne prend pas ses responsabilités on ira aux extrêmes pour forcer le gouvernement à agir.»
Selon le rédacteur en chef de Sunday Vani, le chief executive de la MBA, Aisha Timol, a confirmé que Sir Victor Glover était en effet employé par l?association des banquiers à l?époque où il présidait la commission d?enquête.
Harish Boodhoo a également fait circuler une lettre adressée au Premier ministre par Aisha Timol pour appuyer ses dires. Dans la correspondance datée du 21 décembre dernier, la chief executive de la MBA demande que le gouvernement examine les recommandations de la commission avant de les appliquer car elles «défient la fondation même du banking business et le cadre dans lequel les banques accordent des crédits». «Certaines recommandations du rapport, si mises en pratique comme recommandées, auraient des conséquences sérieuses pour les long-established banking practices and procedures aux dépens des secteurs bancaires et financiers en général», explique la lettre.
Les choses devraient également évoluer lors de la rentrée de l?Assemblée mardi prochain avec les trois questions parlementaires du député Eric Guimbeau. Harish Boodhoo espère que d?autres parlementaires se joindront au député de Curepipe-Midlands lors de la séance des questions supplémentaires. «Le peuple verra qui posera des questions supplémentaires. Jusqu?ici l?opposition inn fer le mor lor kestion sale by levy. Si Navin Ramgoolam donne un mot d?ordre pour que personne ne pose de questions, on le saura», lance-t-il. «Il y a un conflit d?intérêt très clair. Sir Victor Glover a été payé par les fonds publics pour présider la commission d?enquête. En même temps, il était payé par la MBA. Malgré plusieurs accusations sérieuses contre des banquiers, il ne les a jamais appelés à témoigner. Il portait deux chapeaux à la fois.»
Une autre source d?exaspération pour les victimes vient de ce que le gouvernement n?a pas encore mis en ?uvre les recommandations des assesseurs de la commission, Denis Vellien et Yuvraj Thakoor, comme l?avait décidé le Conseil des ministres du 17 décembre. Harish Boodhoo revient à la charge : «Il faut une fois pour toutes mettre en pratique les recommandations des assesseurs». Il pense cependant que le Premier ministre « honorera ses engagements envers les victimes». Ces derniers demandent, entre autres, la suspension du système de vente à la barre et la mise en ?uvre des recommandations du jugement Liverpool de 2004.
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