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Internet Explorer de Microsoft

5 février 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le navigateur web de Microsoft , Internet Explorer, utilisé par neuf internautes sur dix, commence à subir la concurrence de programmes alternatifs, en raison de ses failles de sécurité. Selon les experts, les navigateurs web alternatifs présentent moins de trous de sécurité et sont moins vulnérables à l?égard des virus, des logiciels espions et autres programmes malicieux.

Firefox, un navigateur web gratuit, développé par la Mozilla Foundation, un vaste réseau de programmeurs, a commencé à contester la domination d?Internet Explorer, depuis son lancement l?année dernière.

Au contraire d?Internet Explorer, Firefox permet d?ouvrir plusieurs pages web dans une même fenêtre, un outil dit de ?navigation par onglets?, et offre des protections contre les publicités au format pop-up et contre les sites web frauduleux.

De nombreux utilisateurs disent abandonner Internet Explorer pour bénéficier de ces avancées. ?Mon plus grand casse-tête, c?est les programmes espions?, raconte Adam Philipp, un utilisateur qui est passé d?Internet Explorer à Firefox, pour se prémunir contre les logiciels qui génèrent des publicités pop-up et pistent la façon dont l?utilisateur se sert de son ordinateur. ?Je cherchais une alternative et j?ai trouvé que Firefox était plus rapide, plus fonctionnel et plus sécurisé?, ajoute-t-il.

Pour renforcer la sécurité de son logiciel, Microsoft a commencé à fournir des mises à jour d?Internet Explorer sur le modèle de Windows XP, son système d?exploitation. L?année dernière, la firme de Redmond a lancé une mise à jour majeure qui corrigeait des failles de sécurité dans Internet Explorer et qui donnait la possibilité de bloquer des publicités pop-up.

Mais les critiques estiment que la riposte de Microsoft est trop timide et arrive trop tard pour empêcher l?émergence de navigateurs alternatifs. Selon les statistiques de WebSideStory,

Internet Explorer détenait 90,3% du marché des navigateurs web à la mi-janvier 2005, contre 95,5% six mois plus tôt.

Toutefois, il ne faut pas s?attendre à un retour de la guerre des navigateurs des années 90. Matt Rossoff, analyste à Directions on Microsoft, un cabinet d?études indépendant, estime que la croissance de Firefox sera sans doute bridée par le conservatisme des entreprises, qui continueront d?utiliser Internet Explorer. ?Les entreprises aiment standardiser et c?est du travail supplémentaire de déployer un autre navigateur?, explique-t-il.

Les technophiles pourront toujours se tourner vers d?autres navigateurs, à l?instar d?Opera du Norvégien Opera Software ou de Maxthon. Apple Computer dispose aussi de son propre navigateur, baptisé Safari, réservé à ses ordinateurs Macintosh.

Microsoft a indiqué qu?il apporterait des innovations à Internet Explorer en matière de sécurité dans la prochaine version de Windows, connue sous le nom de code Longhorn et qui sera lancée en 2006.

UN PROJET CONTRE LE PIRATAGE DE WINDOWS

Microsoft lancera au second semestre 2005 un nouveau programme contre le piratage qui touche son système d?exploitation Windows XP, en demandant aux utilisateurs d?authentifier leurs copies pour accéder aux mises à jour et aux corrections des failles de sécurité.

Avec ce nouveau programme de certification, destiné à offrir ?une fiabilité plus importante, un accès plus rapide aux mises à jour et un meilleur emploi (du logiciel)?, les utilisateurs devront prouver qu?ils ont obtenu légalement leur copie de la dernière version du système d?exploitation qui équipe neuf ordinateurs sur dix dans le monde.

Selon Microsoft, les utilisateurs de copies pirates de Windows pourront toujours accéder à certaines mises à jour mais ne bénéficieront plus des fonctionnalités nouvelles.

L?opération, baptisée Windows Genuine Advantage deviendra ?obligatoire? à la mi-2005. Le géant du logiciel a affirmé qu?il essayait par ce biais de renforcer la valeur de Windows, qui contribue toujours pour une large part dans ses revenus. La fraude de son logiciel se traduit par des pertes en milliards de dollars.

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