Publicité
Sucre : l?UE propose des mesures sur huit ans
Par
Partager cet article
Sucre : l?UE propose des mesures sur huit ans
Le groupe Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) amorce une étape cruciale la semaine prochaine dans ses négociations. En ligne de mire, la réforme du régime sucrier. Car l?Union européenne présentera son plan d?action visant à soutenir le groupe pour mitiger les effets de la baisse de 37 % du prix garanti du sucre, jugés ?catastrophiques? pour le bloc.
Ce lundi 24 janvier, les ministres européens de l?Agriculture dévoileront le contenu du plan à leurs homologues ACP lors d?une importante réunion de travail. Y assisteront, les commissaires Louis Michel (développement et aide humanitaire) et Peter Mandelson (commerce). A noter que les Etats-membres ont officiellement pris connaissance du plan d?action mardi.
Les grandes lignes dudit plan ont été dévoilées lors d?un atelier de travail en Suède par Florence Van Houtte, de la direction générale au développement de la Commission européenne. Il en ressort que les mesures d?accompagnement préconisées s?étaleront sur une période maximale de huit ans, démarrant dès 2006. Le montant global de l?enveloppe d?aide reste ?indéfini à ce stade?, explique-t-on à la direction générale au développement.
Cette assistance portera directement sur la compétitivité du secteur sucrier de même que le développement de sources alternatives d?activités économiques. ?Le plus important pour nous est l?ampleur de la baisse. C?est ce quantum qui déterminera le montant des mesures d?accompagnement?, affirme le ministre de l?Agriculture, Nando Bodha, porte-parole du bloc ACP. Le groupe, souligne-t-il, se bat pour une baisse soutenue : ?Nous ne voulons pas subir le même sort que des producteurs de la banane qui, à la suite de la réforme enclenchée en 2000, n?ont perçu que 15 % du montant débloqué.?
Le ministre est à la tête d?une importante délégation pour une troisième mission de lobbying en Europe. Il a rencontré hier, à Helsinki, le ministre finlandais de l?Agriculture, Juha Korkeaoja. La Finlande, contrairement aux pays nordiques, a une approche moins libérale sur la question de baisser le prix garanti. Ce pays, signataire d?une correspondance contre la réforme sous sa forme actuelle, produit 75 % de son sucre et ?est un allié dans la mesure où, tout comme les ACP, il voudrait que son industrie sucrière reste viable?, dit Nando Bodha.
En fin d?après-midi, la délégation a rencontré le nouveau ministre français de l?Agriculture, Dominique Bussereau.
La bataille se joue aussi sur un troisième plan. Le lendemain de la réunion avec les ministres européens, le bloc ACP s?attellera à définir ses arguments dans le sillage de l?appel de l?UE contre le verdict du panel de l?OMC. Cette instance, à la suite d?une plainte du Brésil, de la Thaïlande et de l?Australie, a estimé que les subventions européennes accordées aux pays exportateurs du sucre vont à l?encontre de l?OMC.
Publicité
Publicité
Les plus récents