Publicité

Taux d’échec sans précédent

19 janvier 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

“Je suis bouleversé. Depuis 1992, c’est la première fois que j’enregistre un tel taux d’échec à cet examen”, se désole Joël Sévère. Le constat du co-directeur du cours de formation d’entraîneur niveau 1 est des plus amers.

Les cours ont pris fin avec la traditionelle remise des certificats, lundi. La cérémonie de clôture s’est tenue au siège de l’Association mauricienne d’athlétisme amateur.

En effet, sur les 24 animateurs à avoir suivi les cours de formation, sept ont échoué. Le co-directeur du cours, Joël Sévère, attribue ces échecs à un problème de communication. “La plupart des animateurs ont rencontré des problèmes lors des cours théoriques qui ont été donnés en anglais par mon co-directeur Abrie de Swardt”, explique-t-il.

Pour leurs examens finaux, les animateurs devaient répondre à un questionnaire à choix multiples, comprenant 40 questions. Les 20 premières questions étaient de type général alors que dix autres portaient sur les groupes de spécialité (sprint et haies, sauts, demi-fond, lancer).

“Les animateurs pouvaient facilement répondre aux trente premières questions et ainsi atteindre le Niveau 1. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment ils ont pu manquer ces trente points”, lance Joël Sévère.

“Beaucoup d’animateurs avaient un problème de langue. Il semblerait que deux à trois ne comprennent pas l’anglais”, explique Joël Sévère, en ajoutant “pour régler ce problème, un minimum d’éducation secondaire sera désormais demandé pour être éligible à la formation d’animateur.”

Malgré les petits problèmes rencontrés, six animateurs ont quand même emergés du lot pour accéder au Niveau 2. Menon Ramsamy et Kemraj Naiko ont été retenus parmi les six éligibles alors qu’une dérogation sera faite pour que trois autres athlètes puissent se présenter, notamment Stéphan Buckland, Christiane Louis et Steven Serge. Ces derniers ne manquent qu’un point en théorie pour ce faire. Ainsi, si ces derniers veulent accéder au Niveau 2, la fédération se dit prête à intervenir en leur faveur auprès de la International Association of Athletic Federation (IAAF).

Publicité