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Réussite d?un pontage coronarien à coeur ouvert
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Réussite d?un pontage coronarien à coeur ouvert
Une intervention cardiaque complexe qui se pratique avec succès depuis deux ans dans le secteur public, a été réussie en début d?année dans le privé. C?est un pontage coronarien à c?ur battant, une technique que seul le Dr Abdool Sorefan maîtrise à Maurice.
Renganaden Rengasamy, quadragénaire, revient de loin. Il a lundi quitté le Centre de cardiologie des Mascareignes de la Clinique Darné où il a subi un pontage coronarien à c?ur battant le 7 janvier. Une intervention était vitale !
En effet, les trois artères coronaires de ce fumeur invétéré étaient obstruées à plus de 90 %. Et il ignorait qu?il risquait l?infarctus. Le seul symptôme, c?était un abattement après l?effort. ?Kouma mo mars enn ti distans, mo santi moi fatige... ?
Technique différente
A l?hôpital, il est référé à des cardiologues. Les spécialistes indiens diagnostiquent une complication cardiaque. Les médicaments n?apportant aucune amélioration, il se tourne vers le privé.
Après une angiographie, le cardiologue, Aniff Yearoo, et le chirurgien cardiaque, Abdool Sorefan, découvrent son mal. Les artères de Renganaden étant d?un gros calibre, le Dr Sorefan opte alors pour le pontage coronarien à c?ur battant.
Cette technique privilégiée par les centres américains de cardiologie, diffère de la technique traditionnelle dite à c?ur ouvert. Quand le chirurgien cardiaque fait appel à cette dernière, il établit d?abord une circulation extra-corporelle, c?est-à-dire qu?il relie le patient à l?appareil c?ur-poumons. Cela permet d?obtenir une circulation sanguine artificielle lors de l?intervention.
Le praticien ramène ensuite la température corporelle, habituellement de 37 à 30 degrés, avant d?arrêter le c?ur et de le vider de son sang. Il prélève ensuite une artère de la jambe ou de la poitrine et la raccorde à l?artère du c?ur obstruée en contournant l?obstruction. A la fin de l?intervention, il doit rehausser la température corporelle, décrocher le patient de l?appareil c?ur-poumons et relancer le c?ur. Une fois tout cela fait, le thorax est recousu.
La technique du c?ur battant est nettement moins compliquée puisque le chirurgien cardiaque pratique le pontage sur le c?ur qui bat encore naturellement. Pour le faire, il s?aide d?un appareil baptisé Octopus system. L?équipement, doté d?un cadreur et de ventouses, positionne le c?ur et le stabilise, permettant au chirurgien cardiaque de mieux man?uvrer lors du pontage effectif.
Le Dr Sorefan, qui a pratiqué une cinquantaine de pontages coronariens à c?ur battant au Centre de chirurgie cardiaque de Pamplemousses où il travaille depuis son ouverture, explique que la technique dite à c?ur battant comporte plusieurs avantages. La récupération post-opératoire du patient est plus rapide, soit quatre à cinq jours au lieu d?une dizaine dans le cas du pontage coronarien classique.
Le pontage coronarien à c?ur battant entraîne moins de saignements post-opératoires et ne nécessite par conséquent aucune transfusion sanguine. Elle occasionne aussi moins de complications pulmonaires, neurologiques et rénales. ?Le patient récupère plus rapidement aussi?, ajoute le Dr Sorefan. Fait que confirme Renganaden Rengasamy. ?A par enn ti douler dan lezo kot inn ouver, mo santi mwa bien.?
Autre avantage non-négligeable de cette nouvelle technique : elle est moins onéreuse. Dans le privé, elle coûte Rs 250 000 alors qu?un pontage coronarien à c?ur ouvert est facturé Rs 300 000.
Le tabac et les aliments gras sont désormais proscrits pour Renganaden Rengasamy. D?ici deux à trois mois, il devrait pouvoir reprendre le travail. Cet employé du secteur de la construction a hâte d?y être. ?Mo anvi repran travay vit me mo kone mo bizin ena pasians. Sigaret tourn zorey? ?
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