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Les huit écoles de l?Apeim fermées jusqu?à nouvel ordre

18 janvier 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Ils ont entre cinq et 19 ans et n?ont pas connu de rentrée scolaire, hier. Ces 282 enfants handicapés fréquentent les huit écoles de l?Association pour les parents d?enfants inadaptés de l?île Maurice (Apeim). Mais ces institutions resteront fermées jusqu?à nouvel ordre car l?organisation non gouvernementale (ONG) est au bord de l?asphyxie financière.

Les 282 enfants handicapés mentaux sont donc restés à la maison et la cinquantaine d?enseignants qui les entoure sont au chômage technique. Ils ont suivi des sessions de formation hier. Seuls les autres services de l?Apeim tels que les ateliers de formation professionnelle, les soins médicaux et paramédicaux et l?intervention précoce et les services à domicile ont continué à opérer. Quelque 275 autres enfants handicapés mentaux y sont concernés.

Yves Giraud et Irène Alessandri, respectivement président et directrice de l?association, s?expliquent. ?Pour servir la totalité de nos bénéficiaires qui se montent à 550, nous devons trouver Rs10 millions par an. L?Etat ne participe à ce budget qu?à hauteur de 30%. Tous les ans, nous cumulons des déficits. Cette année, notre déficit sera d?environ Rs1500000. Nous ne pouvons plus continuer à fonctionner ainsi.?

Cette mesure, disent-ils, n?a pas été prise de gaieté de c?ur, ni décidée unilatéralement par la direction de l?Apeim. Depuis une dizaine d?années, poursuivent-ils, l?Apeim attire l?attention du gouvernement sur les difficultés à subvenir à ses dépenses. L?ONG s?en sortait grâce aux dons étrangers et à ses levées de fonds. Mais Maurice ne se qualifie plus pour l?aide internationale et l?association ne reçoit presque plus d?argent de l?étranger. Et ses exercices de levée de fonds rapportent moins qu?avant.

L?Etat finance l?éducation des enfants non handicapés depuis 28 ans. Et l?Apeim estime qu?il est aussi de son devoir et de sa responsabilité de prendre en charge l?éducation des enfants mentalement handicapés. ?Jusqu?ici, l?Apeim s?en est chargée en attendant que l?Etat prenne le relais mais l?Apeim ne peut se substituer à l?Etat indéfiniment. ?

Les écoles fermées le resteront ?le temps qu?il faudra pour nous permettre de trouver une solution à nos problèmes financiers?, expliquent le président et la directrice de l?association. Seule solution envisageable : une majoration sensible des frais de Rs450 par mois que paient les parents des enfants handicapés mentaux. Le ministre de l?Education, était indisponible pour tout commentaire hier.

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