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Le bilan du séisme pourrait dépasser les 55 000 morts

29 décembre 2004, 00:00

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De l?Indonésie au Sri Lanka, les pays de l?océan Indien s?employaient hier à rassembler et enterrer leurs morts ainsi qu?à faire parvenir des secours aux survivants d?une série de tsunamis dont le bilan final devrait largement dépasser les 26 000 morts déjà signalés.

Tandis que l?aide internationale se mettait en place, des corps jonchaient des rues et des plages de la région deux jours après le séisme le plus dévastateur depuis 40 ans. Enregistré dimanche matin sous les fonds marins au nord de Sumatra, il a été suivi de vagues qui atteignaient parfois dix mètres de haut.

Les Nations unies ont fait savoir qu?une centaine d?avions chargés de secours d?urgence gagneraient la région dans les 48 heures à partir d?une vingtaine de pays. Mais l?étendue de la catastrophe de dimanche reste à préciser et des responsables jugent possible un bilan global supérieur à 55 000 morts. Des responsables de l?Indonésie, du Sri Lanka et de l?Inde ont souligné que des milliers de personnes portées disparues avaient peut-être péri.

?Je suis fatigué. Je cherche mon père, s?il vous plaît, aidez-moi?, gémissait Maimori, 22 ans, sur un marché de la périphérie de Banda Aceh (Indonésie). Elle était sans nouvelles de son père, marchand de poissons, depuis dimanche.

?Le coût de la dévastation atteindra des milliards de dollars?, a déclaré Jan Egeland, chef du bureau de l?Onu pour la coordination des affaires humanitaires. ?Cependant, nous ne pouvons pas mesurer le coût que cela représente pour ces sociétés pauvres, les pêcheurs anonymes et les villages (...) qui ont été balayés. Des centaines de milliers de moyens d?existence ont disparu.?

Des centaines de touristes occidentaux ont trouvé la mort sur les plages du Sri Lanka et de la Thaïlande, des villages de pêcheurs ont été pulvérisés, des maisons détruites, l?eau et l?électricité coupées. Les grandes agences de secours ont mis en garde contre les risques d?infections liés à la contamination de l?eau par des cadavres.

Face aux équipements détruits, aux coupures de courant et aux routes inondées ou bloquées, les secouristes sont choqués par l?ampleur de la catastrophe. ?Nous avons l?habitude de gérer des sinistres dans un pays. Mais je pense qu?un tel phénomène, étendu sur autant de pays et d?îles, est sans précédent?, a déclaré Yvette Stevens, responsable des services de secours d?urgence de l?Onu à Genève.

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