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La pêche en cale sèche
Un bateau de pêche qui écourte sa campagne de trois jours contrairement au plan de travail établi préalablement. Des propriétaires de bateaux en proie à une multitude de difficultés d?opération et qui, du jour au lendemain se sont convertis en importateurs. Des stakeholders (syndicat, ministère de la Pêche et opérateur) qui ne sont pas toujours sur la même longueur d?onde.
Telle est l?image que projette l?industrie de la pêche en cette fin d?année. Pour couronner le tout, une pénurie en perspective. Cette pénurie est, en grande partie, tributaire « d?une pénurie mondiale des espèces prisées par le consommateur mauricien d?où l?incapacité de nos sources habituelles d?Oman, Dubayy et de l?Inde de nous fournir », indique un communiqué officiel.
Les prises des prochaines campagnes de pêche n?arriveront à Maurice qu?en février. Pour prévenir contre une pénurie qui autrement risque de se matérialiser le gouvernement décide d?octroyer exceptionnellement un permis d?importation de poissons aux propriétaires de bateaux de pêche. « Plusieurs conditions sont nécessaires pour éviter une pénurie. Le consommateur ne doit pas acheter plus qu?il ne lui faut par crainte d?une éventuelle pénurie. La demande reste stable », explique Henraj Ghina, président de l'Association des pêcheurs de bancs.
Si certains opérateurs ont pu obtenir leur permis d?importation jeudi après-midi même, d?autres à l?instar d?Alain Langlois ont décidé de ne pas donner suite à l?offre du gouvernement. « Quelle n?a pas été ma ma surprise lorsqu?on m?a informé que certaines conditions sont attachées au permis d?importation dont des licences pour commercialiser le poisson, une licence de banian et une licence du ministère de la Santé certifiant que je suis autorisé à manipuler des produits alimentaires. Nous sommes aujourd?hui la veille de Noël. Croyez-vous vraiment que je vais obtenir tous ces permis dans un délai raisonnable ? »
Un autre problème s?est greffé sur celui de la pénurie probable de poisson. Il s?agit du recrutement de la main-d'?uvre étrangère. Le gouvernement a, semble-t-il, agréé à la demande des opérateurs locaux pour inclure des étrangers dans leur personnel. Cependant, cette décision n?est pas du goût de la Maritime Transport & Port Employees Union, qui réclame une réunion urgente sur la question.
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