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Une rentrée 2005 sur un air de changement
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Une rentrée 2005 sur un air de changement
Le press briefing du ministre de l?Education et de la Recherche scientifique, Steven Obeegadoo, hier à l?IVTB House, Phoenix, fait déjà sentir la transition. Particularité : il s?est surtout attardé sur ceux qui ont failli aux examens du Certificate of Primary Education (CPE).
Dans l?immédiat, il s?agit de s?occuper des demandes de transfert. 2 300 élèves non contents de la proposition de collège faite par le Mauritius Examinations Syndicate (MES) ont demandé leur transfert.
Mais des critères stricts seront appliqués. Ceux ayant de graves problèmes de santé ou le cas de jumeaux ou jumelles qui ont été séparés seront traités en priorité. Et le ministre ne prévoit pas plus d?une cinquantaine de cas. Il s?agit également de prendre en considération les points obtenus aux examens et les lieux de résidence.
Les autres demandes seront traitées par ordinateur. ?Les parents auront une réponse dans les premiers jours de janvier ?, précise le ministre.
Après cet exercice, les places restantes seront attribuées aux hardship cases. Pour ceux qui ont réussi et qui n?ont pas obtenu d?offres, des listes de places vacantes dans les collèges privés sont mises à jour régulièrement dans les six comptoirs du ministère.
Autre grande catégorie : les élèves qui n?ont pas obtenu leur CPE. Ils représentent 27 % des candidats. Ils seront avertis par lettre qu?ils doivent reprendre les classes le 17 janvier dans leur école primaire.
Ceux qui en sont à leur deuxième échec et qui auront 13 ans avant le 1er janvier prochain doivent obligatoirement se faire enregistrer dans une filière pré-professionnelle. Et à ce jour, environ trois quarts d?entre eux s?y sont déjà inscrits.
Les candidats privés seront pour leur part invités à s?inscrire dans un collège privé ou une filière pré-professionnelle. Le travail de suivi sera fait en premier lieu par les chefs d?établissements secondaires qui passeront ensuite le relais au ministère qui transféreront ces cas à un ?national steering committee?.
Le ministre précise que la scolarité obligatoire fait suite à une ?problème d?inclusion sociale?. Malgré le fait que l?année prochaine sera une année de transition, le ministre souhaite que 86 % des jeunes dans la tranche d?âge 12-15 ans soient scolarisés en 2005 contre 85 % aujourd?hui.
Pour sensibiliser davantage la population à la scolarité obligatoire, des campagnes d?information se préparent. ?Nous voulons que ceux qui sont des laissés-pour-compte puissent vivre leur vie dans la dignité et comme des citoyens à part entière.?
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