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Kabhi Khushi Kabhie Gham élu deuxième meilleur film de l’année
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Kabhi Khushi Kabhie Gham élu deuxième meilleur film de l’année
Bollywood a de nouveau fait fort. Sa progression n’aura donc point de limites? En tout cas c’est ce que l’on espère, voir l’industrie cinématographique indienne atteindre les sommets. Encore une fois, Bollywood a montré qu’elle était capable de rivaliser avec les plus grands et qu’elle n’avait à rougir de rien.
Parmi la liste proposée par Allociné, figuraient des films tels que Memories of Murder de Joon-ho Bong, qui est arrivé en tête de liste, Le Monde selon Bush de William Karel, Shrek 2 de Andrew Adamson, Kelly Asbury, Conrad Vernon, Les Choristes de Christophe Barratier, Big Fish de Tim Burton.
Cette place de choix dans le classement vient confirmer ce que l’on savait déjà : Bollywood gagne du terrain en Occident. L’industrie cinématographique indienne est appréciée, louée et adulée.
Les films de Bollywood n'ont jamais eu une énorme cote de popularité en France. Cette tendance serait-elle à la renverse ? C'est en tout cas ce que porte à croire l'effervescence ces dernières années devant des titres tels que Lagaan ou Devdas. D’ailleurs, les films asiatiques – chinois, japonais, coréen – connaissent un franc succès en France et en Europe.
Carlotta et Bodega Films se sont unis en cette fin d'année pour proposer aux Français deux films dans ce style si particulier. A l’aide d’un superbe coffret jaune vif, deux films cultes de Bollywood seront distribués : Mother India (1957), le classique de Mehboob Khan, et La Famille indienne (2002), annoncé triomphalement en France comme “le plus grand succès du cinéma Bollywood".
Le premier est un mélodrame, où tous les malheurs du monde s'abattent sur Radha (Nargis), épouse irréprochable, mère dévouée qui se bat pour la survie de sa famille, “symbole suprême du caractère de la nation”.
Ce dernier est présenté dans une belle copie restaurée qui permet d'en apprécier le noir et blanc soigné, dû au célèbre directeur de la photo Faredoon Irani.
La Famille indienne est un exemple de ce dont Bollywood est capable. Ce drame familial autour d'une figure de fils prodigue peut se déguster à petites doses, chapitre par chapitre.
Péripéties en cascade, chansons qui ménagent des pauses dans le drame familial, couleurs chamarrées, décors somptueux...
Le film du jeune réalisateur Karan Johar ne déroge à aucune règle du genre.
Cependant, Karan Johar a su apporter au public ce qu’il recherchait : ici un plan d'une extrême sophistication technique, là une inspiration hip-hop dans les chorégraphies.
Sur le DVD de Kabhi Kushi Kabhie Gham, de tous les bonus, le plus savoureux est assurément le karaoké qui permet de chanter avec quelques stars, le couple légendaire que forment, à la ville comme à l'écran, Amitabh et Jaya Bachchan ou les jeunes Shah Rukh Khan et Kajol.
Avec La Famille indienne, Karan Johar tente de donner un nouveau souffle au cinéma Bollywood : “Je voulais faire un film plus grand que la vie. Je voulais un scénario exceptionnel, des décors grandioses, et le plus beau casting jamais rassemblé.”
Kabhi Kushi Kabhie Gham a été récompensé de nombreux prix, lors de ses passages dans divers festivals internationaux. Plébiscité en 2001 lors des Filmfare Awards (9 récompenses), le long-métrage a également été primé un an plus tard en France, lors du Festival du Film d'action et d'aventures de Valenciennes, avec cinq prix dont ceux du public et du jury.
“Je voulais faire un film plus grand que la vie. Je voulais un scénario exceptionnel, des décors grandioses, et le plus beau casting jamais rassemblé.”
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