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La campagne législative commence

17 décembre 2004, 00:00

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Concentrée dans le secteur sunnite à l’ouest et au nord de Bagdad, la violence s’est déplacée mercredi 15 décembre dans la zone chiite, avec l’explosion d’une bombe près des bureaux d’un proche de l’ayatollah Ali Sistani. Cet attentat a fait huit morts et 32 blessés.

Parmi les blessés figure le cheikh Abdoul Mehdi Al Karbala, considéré comme un proche de l’ayatollah Ali Sistani, dignitaire chiite le plus influent d’Irak. De sources hospitalières, on affirme que M. Al Karbala a été touché aux jambes. Quatres personnes décédées travaillaient dans les bureaux d’Al Karbala, a-t-on précisé de source autorisée. Ce bâtiment se trouve dans le centre de Kerbala, près du mausolée de l’imam Ali, l’un des lieux saints de l’islam chiite.

Par ailleurs, trois soldats polonais sont morts dans un accident d’hélicoptère au sud de Bagdad.

A Washington, le général américain Lance Smith, chef adjoint du Commandement central américain, a reconnu que les rebelles “gagnent en efficacité” et que leurs attaques “ont un impact” sur les opérations militaires américaines. Pour combattre les rebelles, le gouvernement irakien a invité d’anciens soldats de l’armée démantelée de Saddam Hussein à rejoindre les rangs des forces de sécurité.

Alors que la campagne électorale pour les législatives du 30 janvier s’est officiellement ouverte mercredi 15 décembre en Irak, la poursuite des violences a conduit plusieurs responsables sunnites à réclamer un report des élections, ce que les Etats-Unis et les chiites, conscients de leur poids démographique, refusent.

Le parti islamique irakien, principale formation sunnite, et Adnan Pachachi, lui aussi sunnite et ancien ministre des affaires étrangères, ont tout de même déposé des listes de candidats tout en continuant à militer pour un report du scrutin.

Signe de l’âpreté de la campagne qui s’annonce, Al Chalaane, chiite comme Allaoui, s’en est pris à la liste composée par le Conseil suprême pour la révolution islamique en Irak (CSRII) et soutenue par l’ayatollah Ali Sistani, dignitaire chiite le plus influent d’Irak. Il a qualifié cette Alliance irakienne unifiée de “liste iranienne” et a accusé l’un de ses chefs de file, Houssain Al Chahristani, d’être un agent au service du clergé chiite iranien. Al Chalaane a poursuivi en affirmant que l’Iran, qualifié de “pire ennemi de l’Irak”, et les religieux chiites cherchaient à installer une “dictature islamique”.Le ministre de la défense a également accusé l’Iran et la Syrie de collaborer avec Abou Moussab Zarkaoui et les fidèles de l’ancien régime irakien pour entretenir l’insurrection dans le pays, ce que Téhéran et Damas démentent.

Sur la même ligne mais plus diplomatiquement, le président américain, George W. Bush, a exhorté l’Iran et la Syrie à ne pas intervenir dans les affaires intérieures irakiennes.

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