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Paul Anderson et le cinéma fantastique

17 décembre 2004, 00:00

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L’idée de confier la réalisation de Aliens v/s Predator à Paul Anderson, film que beaucoup ont qualifié de jeu vidéo pour grand écran, a sans doute été inspirée par le fait qu’en 1995, il a réalisé à Hollywood Mortal Kombat, l’adaptation du jeu vidéo du même nom, qui a rapporté plus de 150 millions de dollars sur le marché mondial. En 2002, il est retourné au genre, avec Resident evil, d’après le jeu vidéo à succès. Le film connaît un tel succès commercial qu’une suite Resident Evil : apocalypse, toujours produite par Anderson, est réalisée en 2004.

Le site Allo Ciné nous apprend que ce réalisateur britannique est né en 1965 à Newcastle-upon-Tyne, Angleterre. Il fait des études cinématographiques et littéraires à la Warwick University, et obtient un MBA en 1988. Il crée par la suite une “coopérative cinématographique” à Newcastle, où il s’emploie à former des jeunes à tous les aspects de la technique filmique.

En 1992, Anderson fonde la société Impact Pictures Ltd, en association avec Jeremy Bolt. Un an après, il signe son premier long-métrage : le film d’action ultra-violent Shopping, interprété par Jude Law et Sadie Frost. Présenté au festival de Sundance , le film reçoit un accueil enthousiaste et devient un film culte en Angleterre.

La création des héros de l’écran, qu’ils soient des super héros du genre Superman, Batman ou autres X-Men, a souvent engendré des récits dans lesquels deux ou plusieurs d’entre eux étaient réunis ou opposés, pour le plus grand plaisir d’un public ravi d’en avoir pour son argent (deux ou plus pour le prix d’un seul ticket !). Cela a aussi comblé de joie (et d’argent) plus d’un producteur, sinon comment expliquer les Hercule contre Maciste (du temps jadis), les rencontres (à la télévision américaine) entre Superman et Atom Man, Aquaman et même Batman ? L’idée d’opposer les Aliens aux Predators démontre, une fois de plus, la “prudence” des producteurs de Hollywood. On produit des séquelles, on récupère, on remanie, on “remake”.

On peut ainsi mentionner Batman: Dead End (2003) autre titre de Batman vs. Aliens vs. Predator et les incontournables jeux vidéo, dont trois déjà sortis opposent les Aliens aux Predators. Ces derniers sont les monstres vedettes de deux films (Predator de John Mctiernan en 1987, et Predator 2 de Stephen Hopkins en 1990). Le premier est l’histoire d’un commando de mercenaires parti à la recherche d’une équipe de conseillers militaires américains dans la forêt équatorienne et qui est pris pour cible par un ennemi invisible et indestructible. Dans le second film, le prédateur extraterrestre s’attaque au détective Mike Harrigan et à son équipe, alors qu’ils ont déjà des problèmes avec des trafiquants de drogue.

La saga de science-fiction Alien est composée de quatre volets, tous interprétés par Sigourney Weaver mais réalisés par des cinéastes différents : Ridley Scott pour Alien, le huitième passager (1979), James Cameron pour Aliens le retour (1986), David Fincher pour Alien 3 (1992) et Jean-Pierre Jeunet pour Alien, la résurrection (1997).

Dans le premier, le vaisseau commercial Nostromo et son équipage, sept hommes et femmes, rentrent sur Terre avec une importante cargaison de minerai, mais, lors d’un arrêt forcé sur une planète déserte, ils embarquent à leur insu une dangereuse créature. On retrouvera celle-ci dans Aliens, le retour, où l’agent Ripley en mission sur la planète Acheron, retrouve pas un, mais toute une population d’Aliens.

Seule survivante du carnage sur cette planète, Ripley s’échoue sur Fiorina 161, planète oubliée de l’univers. Nous sommes au troisième volet de la saga. La créature va envahir une communauté d’une vingtaine d’hommes-violeurs, infanticides et assassins, l’agent Ripley fera les frais de cette confrontation, rondement menée par David Fincher. Mais ces incorrigibles apprentis sorciers que sont les scientifiques vont la ressusciter en croisant son ADN avec celui d’un Alien. Alien, la résurrection, fera la réputation de Jean-Pierre Jeunet à Hollywood et le bonheur des producteurs.

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