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Raffinerie et distillerie dans les plans de Fuel

17 décembre 2004, 00:00

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L?industrie sucrière est ouverte à toutes les options pour survivre à la baisse annoncée du prix du sucre. Ainsi, le groupe Fuel étudie la possibilité d?investir dans la construction d?une raffinerie pour transformer le sucre roux en sucre blanc. Outre ce projet, Fuel étudie également la possibilité d?ouvrir une distillerie pour produire de l?éthanol à partir de la mélasse.

Le projet de raffinerie s?intègre dans la stratégie du groupe pour faire face à une baisse attendue du prix du sucre sur le marché européen. Actuellement, outre les sucres spéciaux, Maurice exporte du sucre roux qui est raffiné en Europe par Tate & Lyle, notamment. Mais le sucre blanc peut obtenir un prix plus rémunérateur que le sucre roux.

<B>En attente du feu vert</B>

C?est du reste un des principaux arguments en faveur de la construction d?un tel établissement à Maurice. Norland Suzor et des investisseurs suédois avaient présenté un projet de raffinerie de sucre combiné à une centrale électrique qui a capoté.

Fuel a également dans ses dossiers un projet concernant la construction d?une nouvelle centrale électrique à combustion mixte bagasse-charbon. Elle serait d?une capacité de 70 mégawatts. Toutefois, le Central Electricity Board (CEB) est actuellement déjà en négociation avec la sucrerie de Savannah pour la construction d?une centrale électrique de quelque 65 mégawatts. Si ce projet aboutit, Fuel devra attendre.

Le rapport annuel du groupe fait ressortir que les projets de raffinerie, de centrale électrique et d?une distillerie sont tous tributaires de la concrétisation de la fermeture de Mon Loisir et de la centralisation de ses activités usinières sur Fuel. Il faut effectivement une masse critique pour rendre tout cela viable.

Fuel et Mon Loisir, qui ont déjà fusionné, attendent toujours le feu vert des autorités pour fermer Mon Loisir. Malgré les discours des autorités en faveur de la centralisation, cette permission de fermeture se fait attendre et Mon Loisir sera contraint de rouler une saison supplémentaire l?année prochaine.

A la décharge des autorités, il faut rappeler qu?un contentieux opposant Belle-Vue au groupe Fuel-Mon Loisir est venu compliquer la situation. Belle-Vue souhaite effectivement obtenir une partie des cannes du factory area de Mon Loisir tandis que cette dernière ne veut pas en entendre parler.

PERFORMANCE FINANCIÈRE

<B>Le groupe aurait pu mieux faire sans Marromeu</B>

■ La holding Fuel a réalisé un bénéfice de Rs 113 millions en 2004 contre Rs 69,5 millions en 2003. Malgré ce progrès significatif, le groupe aurait pu mieux faire. Sa performance a effectivement été affectée par les pertes encourues par la Compania de Sena qui possède la sucrerie de Marromeu au Mozambique.

Le climat et des problèmes de maladie ont affecté la production de Marromeu. La sucrerie mozambicaine a essuyé des pertes de $ 13 millions en 2004. Elle a eu des problèmes de liquidités et a dû négocier un moratoire avec ses créanciers. L?économie réalisée ainsi sera réinjectée dans l?extension de la production. Une superficie de 2 150 hectares supplémentaires sera placée sous culture de cannes.

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