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Arrestation à Bombay de trois Mauriciens porteurs d?opium

7 décembre 2004, 00:00

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La police indienne intercepte, au début de décembre 1979, trois Mauriciens porteurs d?une quantité d?opium, estimée à plus de Rs 2 millions. Ils s?apprêtaient à prendre l?avion à Bombay pour rentrer à Maurice. Ils seraient des marchands de la mort notoires de Port-Louis. Leurs trois complices indiens, qui étaient aussi du voyage, ont été également arrêtés. La police mauricienne s?apprêtait à les cueillir à leur descente d?avion quand la nouvelle lui parvient que l?arrestation des suspects a eu lieu au départ de Mumbai.

MM. Gaëtan Benoît et Ronald Raimbert, de la bibliothèque municipale de Port-Louis, publient le premier, mais malheureusement unique, numéro d?un Index de la Presse mauricienne. Il couvre le premier semestre de 1978. La presse mauricienne devra attendre mai 1997 pour bénéficier à nouveau d?un service d?indexation. Il s?agit du Répertoire de la Presse mauricienne qui paraît régulièrement, tous les mois, et est à son 90e numéro. En huit ans et demi, le Répertoire a ainsi recensé et indexé alphabétiquement plus de 320 000 informations et articles de journaux différents, à raison de 3 500 par mois. Ces 90 numéros représentent, à ce jour, 13 500 pages de format A4 et une indexation alphabétique de près de 4 500 pages. Annonce est aussi faite que la municipalité portlouisienne est désormais équipée d?un lecteur de microfilm.

L?express annonce que SSR lancera en décembre 1979 le premier chalutier mauricien. Il s?agit du Ampanna. Son constructeur est la firme Resiglas. Il mesure 36 pieds de long. Son premier commandant sera le Français Guy Nédélec, la France ayant financé sa construction et son équipement. De jeunes Mauriciens s?y initieront à la pêche à la traîne, pendant un stage de formation, s?étalant sur 18 mois. Cette information hauturière et pélagique compense un tant soit peu la brutale majoration du prix du poisson salé. Venant de Saint-Brandon, ce jambon des pauvres se vendra à Rs 8.30 la livre au lieu de Rs 5.36. La raison en est que les pêcheurs mauriciens exigent des salaires réévalués en raison de la dévaluation de la roupie.

Le MMM se montre également exigeant en inscrivant sept motions d?annulation à l?agenda parlementaire. Elles contestent les prix post-dévaluation du riz de ration (R. Jaddoo), les tarifs d?eau post-première motion d?annulation (A. Jugnauth), le renvoi des élections municipales (De l?Estrac), les nouveaux prix de la farine (K. Bhayat), les parcmètres de Curepipe (A. Darga).

La marmite politique continue à ressentir quelques soubresauts, en dépit de l?échec de la motion de censure (Merci ! MM. Coonjan, Augustave, Daby et Badry). Satcam Boolell fait savoir qu?il faut faire face et expose son plan de relance, tout en regrettant de ne pas pouvoir imposer sa façon de penser. S?adressant à une centaine d?agents, réunis au collège Eden, il leur explique qu?il veut parler fort, de façon à ce que ses collègues ministres sachent qu?il veut faire avancer ses idées. Le pays est en état de guerre économique. Il faut se souvenir des années de la Seconde Guerre mondiale quand nos aînés apprirent à vivre plus simplement et à se contenter des rations disponibles. Ils savaient ce que voulait dire alors la distribution du dernier sac de riz entreposé au Grenier. Il nous faut retrouver l?esprit de sacrifice des années 1940. Il n?y a pas de solution miracle. Il n?y a que le travail pour nous sortir de là.

Pour résoudre les problèmes d?énergie, Satcam Boolell préconise la détaxation des motocyclettes, mobylettes, bicyclettes, la promotion de la construction de véhicules Bandama à Maurice. Il faut interdire l?importation de voitures neuves et accélérer la mise en place du projet de raffinerie. Sur le plan commercial, il faut interdire l?importation des produits de luxe, des chaussures de luxe, des étoffes de qualité. Les Mauriciens doivent apprendre à consommer mauricien.

Maurice Paturau tient le même langage : Tout n?est pas perdu. Il ne faut pas nous décourager. Un taux de croissance de 5 % est encore possible ainsi que la création de 10 000 emplois par an. Il suffit de travailler davantage.

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