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Mieux représenter la femme dans la presse
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Mieux représenter la femme dans la presse
?Il est important pour les Organisations non-gouvernementales de bien connaître le fonctionnement des journaux car c?est d?eux que proviennent des histoires qui sont publiées?, fait ressortir Loga Virahsawmy. La présidente de Media Watch intervenait lors d?un atelier de travail au Gold Crest Hotel à Quatre-Bornes hier. Au cours des débats, plusieurs questions ont émergé : les femmes sont-elles mal représentées dans les médias ? Comment faire réagir face aux sujets traités dans les journaux ?
Des questions auxquelles plusieurs intervenants ont tenté de répondre. Parmi, Jean-Claude de l?Estrac, rédacteur en chef de l?express. Selon ce dernier, ?la presse reste encore mal comprise et mal connue?. Il s?est prêté à une séance de questions-réponses avant de lancer une invitation aux organisations non gouvernementales (ONG), qui le désirent, de visiter les locaux du journal l?express.
Le rédacteur en chef de l?express dit déplorer le manque de réaction des ONG qui hésitent trop souvent à faire parvenir des lettres d?opinion aux différentes publications. ?Il faut qu?il y ait un soutien critique de la part des diverses organisations. Il est également important de tisser des rapports étroits.?
En attendant, ajoute la présidente de Media Watch, la représentation de la femme dans la presse mauricienne a évolué. ?Depuis octobre 2002, la place attribuée à là femme dans les médias est passée de 17 % à 20 %. Cela peut sembler peu, mais nous en sommes satisfaits.?
Aase Semler, représentante de l?United Nations Development Programme (UNDP) abonde dans le même sens. Elle dit noter une certaine progression. ?Nous pensons qu?il est important d?avoir un changement d?attitudes pour que la femme soit mieux représentée dans les médias?, ajoute-t-elle.
De plus, Daisy David et Jahnabi Goswami, qui sont toutes deux séropositives, ont fait le déplacement de l?Inde pour partager leurs expériences sur le traitement des femmes dans les journaux. Jahnabi Goswami, membre de l?Indian Network for people living with HIV, a d?ailleurs révélé sa séropositivité dans la presse.
Mais pour publier tout article, il faudrait d?abord que les personnes se manifestent. Un journal, fait ressortir le rédacteur en chef de l?express, se fabrique dans l?urgence et les journalistes doivent obtenir rapidement les informations qui leur sont nécessaires. ?Mais encore faut-il que les personnes contactées soient libres et puissent fournir les informations demandées.?
Selon Jean-Claude de l?Estrac, la presse peut contribuer à améliorer l?image de la femme à Maurice. Mais il concède également que ?certains journaux, par méconnaissance ou par insensibilité, peuvent se laisser aller à une mauvaise représentation de la femme?.
Jean-Claude de l?Estrac a aussi suggéré la tenue de causeries ou de séminaires qui seraient organisés au sein même des rédactions des journaux. Cela, afin de conscientiser un plus grand nombre de journalistes. Une proposition qui a été bien accueillie par les organisations non gouvernementales présentes. Leurs représentants estiment que se serait un très bon moyen de conscientiser les journalistes aux sujets qu?ils ont pour habitude de traiter.
L?atelier de travail a été organisé par Media Watch en collaboration avec l?UNDP. Il s?inscrivait dans le cadre du ?16 days of activism campaign?. Après une visite d?un mois, les ressortissantes indiennes poursuivent pour leur part leur campagne de conscientisation à travers l?Inde. Elles ont pris l?avion hier.
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