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Perpétuer les valeurs

6 décembre 2004, 00:00

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Le Ramayan Mandali Group de Moulin-à-Vent, Petit-Raffray, a réussi un joli coup en enlevant le premier prix de la compétition du Ramayana, organisée par le ministère des Arts et de la culture sur une base nationale.

Le mérite de la troupe de Petit-Raffray est d?autant plus grand qu?il y avait 134 groupes, représentant différents villages et villes de Maurice qui y avaient participé.

C?est la première fois que les autorités organisent une telle compétition.

Le groupe Ramayan de Petit-Raffray est fier de ce succès, Bhagrat Kisto, un de ses leaders explique que c?est un véritable défi que ses camarades et lui ont pu relever.

?Il y a une dizaine d?années, nous avons participé à une compétition organisée par la municipalité de Quatre-Bornes, mais depuis, nous n?avions participé qu?à quelques compétitions au niveau régional?, dit-il.

Ce sont les frères Bholah, Dassib et Dham, qui ont initié un groupe de jeunes aux valeurs du Ramayana. Nand Jagessur souligne que ceux qui font partie du groupe se réunissaient dans le baïtka du village pour y être initiés.

Pour Subash Heerah, cela peut prendre jusqu?à un année pour apprendre les chants pieux. ?Il faut savoir suivre le rythme et pour cela, il faut plusieurs séances de répétition?, dit-il. Le plus jeune du groupe a 20 ans, alors que le plus âgé en a 59.

Bagrat Kisto est lui-même un grand joueur de dholok. Ce sont les frères Bholah qui l?ont initié à cet instrument. D?autres ont appris à jouer du jhaal. Ce sont des instruments incontournables pour les chants du Ramayana, souligne Bagrat Kisto. Ce dernier a été sacré meilleur joueur de dholok lors de la compétition. Auparavant, il était au tabla, mais avec le poids de l?âge, il a cessé d?en jouer car il devait y consacrer de nombreuses nuits, surtout à la veille des mariages.

Ajay Kisto, un des jeunes qui fait partie du groupe, souligne que le premier prix remporté a motivé davantage les membres. ?Il y a même des jeunes qui veulent tout apprendre du Ramayana, maintenant?, dit-il. Il est d?avis que la compétition organisée par le ministère des Arts et de la culture doit être renouvelée le plus souvent.

Sanjay Bholah affirme que le Ramayana transcende les barrières et aide à consolider l?amitié parmi les habitants. A Moulin-à-Vent, dit-il, les habitants vivent en parfaite harmonie et chacun est prêt à aider son prochain.

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