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Grand Gaube : Grande fête

3 décembre 2004, 20:00

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Après le Samemsa Festival, le public du village côtier de Grand Gaube a eu le privilège d’accueillir quelques-uns des grands musiciens qui ont participé à cet événement. Pas besoin de beaucoup de pub. Le public s’est rué en masse pour voir ça. Un beau concert, en fin d’après midi, gratuit. Formidable. Récit.

Grand Gaube, le bord de mer, au coucher de soleil. La foule dispersée sur la plage tout au long de la journée se concentre maintenant autour d’un petit podium branlant. L’énergique bien qu’endetté Percy Yip Tong anime le show.

L’ambiance est festive, familiale. Les enfants fatigués grimpent et s’agrippent aux épaules de leurs parents, tout autant fatigués. Il leur restait juste assez de force pour se trémousser au son des premiers groupes de la région faisant l’ouverture. D’autres amateurs, un peu plus rock, chantant en bhojpuri, suivront sur la scène.

Le seul à ne pas avoir acquis le cœur du public, malgré tous ses efforts, fut le Yogi Tambi. Venu pour faire rire, il est reparti sans éclats de voix, sinon quelques rires gras forcés, un peu moqueurs.

Ensuite c’est un volcan qui brûle la scène. Ici la Réunion, Danyel Waro fait son show. Son énergie musicale commence à se faire trémousser le public. On ne l’applaudit pas autant qu’il le mériterait. C’est une découverte pour beaucoup. « Eh, li bon », dit un jeune père de famille, qui tente de faire danser son petit bébé au rythme effréné du maloya.

Place ensuite au Groupe Zenfan Tam Tam. Né avec la première édition de cet événement annuel, les Zenfants Tam Tam, composé de jeunes musiciens et de petites danseuses de séga, fait son numéro tranquillement jusqu’à ce qu’un énergumène ivre ne remonte continuer son numéro. Les petites danseuses font une mine tristounette. On force finalement le soûlard, puis deux autres à quitter la scène. « Pran compte, bann zenfan » leur demande simplement le leader du groupe.

La fête peut continuer. Place au groupe Natir, qui pour le final, met la faya. Le reggae libère les danseurs les plus timides. Les sourires grandissent sur les visages des petits et des grands. C’est une très belle fête, comme il devrait y en avoir plus souvent. Et personne ne manque d’en profiter pleinement. En attendant l’an prochain.

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