Publicité
L?Espagne contre Roddick
Pour tenter de gagner la deuxième Coupe Davis de leur histoire, contre les Etats-Unis, les Espagnols tenteront de s?arrimer une ligne de conduite qu?ils espèrent infaillible : ?tous contre Roddick?.
Les deux joueurs de simple, Carlos Moya et Rafael Nadal, devront battre le N°2 américain, Mardy Fish, et le double Tommy Robredo. La victoire des Espagnols dépendrait donc de leur capacité à battre au moins une fois le leader américain. Rien n?a été laissé au hasard pour que ce scénario, ou un autre encore plus favorable, devienne réalité.
La Fédération espagnole a commencé par écarter la candidature de Madrid au profit de la capitale andalouse car, à 800 mètres d?altitude, le rebound est plus bas et plus rapide que le niveau de la mer aurait favorisé les Américains. Un impressionnant court semi-couvert a été installé dans un virage du stade de la Cartuja, théâtre des Mondiaux d?athlétisme en 1999, pour permettre à une plus grande foule d?assister à un match de tennis (26.600 personnes) . Et surtout, la pelouse a été recouverte d?une surface que les Américains vont détester et les Espagnols adorer: une terre battue particulièrement lente, apportée spécialement de Barcelone pour freiner les services surpuissants et les grands coups droits d?Andy Roddick.
Nadal remplace Ferrero
En l?absence d?Andre Agassi, qui n?a pas souhaité jouer, le capitaine Patrick McEnroe a dû aligner deux joueurs aux références bien maigres sur terre battue. Roddick n?a joué que trois matches cette saison sur cette surface et en a perdu deux. Quant à son ami Fish, c?est un authentique allergique à la brique pilée. Il n?y a pas mis les pieds une seule fois cette saison. Autant d?éléments qui font de l?Espagne la grande favorite, quatre ans après son premier titre, remporté face à l?Australie à Barcelone, sur terre battue évidemment.
Mais les Américains, apparemment très à l?aise dans leur rôle d?outsiders, ont affiché une décontraction à toute épreuve depuis leur arrivée à Séville. ?Ce sera une expérience exceptionnelle et nous allons tout simplement en profiter?, a déclaré McEnroe, frère du grand John, qui croit en ses chances de ramener un 32e saladier d?argent aux Etats-Unis, après neuf ans de disette. Roddick et Fish peuvent se targuer d?un bilan extrêmement positif de six victoires et une défaite contre les deux joueurs de simple espagnols, même si aucune de ces rencontres n?a eu lieu sur terre battue.
Les Américains savent aussi que les plans les mieux préparés ne se déroulent jamais tout à fait comme prévus. D?ailleurs, les Espagnols ont dû admettre que Juan Carlos Ferrero n?était pas revenu à temps à son meilleur niveau, contrairement à ce qu?ils espéraient, après une saison gâchée par des problèmes physiques. Les trois capitaines espagnols lui ont préféré au tout jeune Rafael Nadal, 18 ans.
En ouverture, Moya, 5e mondial, affrontera Fish (37e), puis Nadal (51e) rencontrera Roddick (2e).
Publicité
Publicité
Les plus récents