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Showkutally Soodhun réclame Rs 500 000 à Vijay Ramgoolam
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Showkutally Soodhun réclame Rs 500 000 à Vijay Ramgoolam
Le procès en diffamation intenté par le ministre du Travail, Showkutally Soodhun, à l?ancien directeur de la Business Facilitation Division du Board of Investment (BoI), Vijay Ramgoolam, a été entendu lundi en cour intermédiaire. Le ministre lui réclame des dommages de Rs 500 000 pour des propos qu?il considère malveillants, publiés dans un article de presse du 15 août 2001.
Le ministre Soodhun considère que Vijay Ramgoolam l?a injustement accusé de l?avoir insulté le 10 août 2001. Le même jour, il consigne une déposition contre Vijay Ramgoolam aux Casernes centrales pour molesting. Ce dernier est arrêté mais l?inculpation est ensuite rayée.
Par la suite, le 10 avril 2003, Vijay Ramgoolam intente en Cour suprême un procès au ministre, lui réclamant Rs 15 millions de dommages. Et le ministre lui intente à son tour un procès en cour intermédiaire et exige des dommages de Rs 500 000.
Lors de l?audience lundi, Me Sunil Bheeroo, avocat de Vijay Ramgoolam, demande la radiation du procès pour contrariété de jugement. Selon lui, la cour intermédiaire ne peut se prononcer sur une affaire qui est déjà portée devant la Cour suprême. L?avocat du ministre, Me Shakeel Mohamed, rétorque, pour sa part, que l?action en cour suprême ne concerne nullement l?article de presse du 15 août 2001 mais seulement ce qui s?est passé après l?arrestation de Vijay Ramgoolam.
Au ministère sans rendez-vous
Selon la plainte du ministre, Vijay Ramgoolam s?est rendu, le 10 août 2001, sans aucun rendez-vous, au bureau de Nirmala Nababsing, secrétaire permanente du ministère du Travail, en compagnie d?un industriel. Il aurait demandé à celle-ci de lever l?ordre d?interdiction de quitter le pays contre l?industriel. ?I don?t give a damn about the minister?, aurait alors déclaré Vijay Ramgoolam devant les explications de la secrétaire permanente.
L?industriel faisait alors l?objet d?une enquête du ministère. Il était accusé d?avoir autorisé quatre ressortissants indiens à travailler sans permis. Plus tard dans la journée, Showkutally Soodhun aurait, selon sa version, été pointé du doigt par Vijay Ramgoolam qui lui aurait lancé ? ? ale depi isi, al get Bérenger? mo pou bez twa? ?. Cinq jours plus tard, dans un article de presse, Vijay Ramgoolam accuse le ministre d?avoir donné des instructions au commissaire de police pour l?arrêter.
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