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Un comptoir de pierres précieuses

1 décembre 2004, 20:00

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Les professionnels des mines l’attendent depuis longtemps. Le comptoir des pierres de Madagascar ouvrira ses portes au mois de juin 2005 à Analakely, en plein cœur de Tana. Le comptoir sera fonctionnel dans un immeuble à cinq niveaux.

Les travaux commenceront dès le début de l’année prochaine .“C’est un maillon final de la chaîne du Projet de gouvernance des ressources minérales (Pgrm). Le comptoir offre une infrastructure adéquate, d’envergure et d’ambition de normes internationales pour un lieu d’échanges, de négociation et de commercialisation”, révèle Solo Rakotoarivelo, un des promoteurs de ce comptoir. Le ministre de l’Energie et des Mines, Jacquis Rabarison, a toujours défendu la thèse selon laquelle “les ressources minières contribueront davantage à la croissance de l’économie si tous les exploitants miniers se soumettent aux dispositions légales en vigueur . Un comptoir élimine de fait les intermédiaires qui polluent le marché et dictent leur volonté sur les prix dans les contrées éloignées où les petits exploitants sont devenus des pauvres... exploités”.

C’est dans le dessein d’assainir la filière des mines et de jouer à fond la carte de la transparence que le Pgrm a été engagé avec les bailleurs de fonds, avec d’autres projets adjacents comme le Projet de réformes institutionnelles du secteur minier, Prismm.

“Le comptoir vise à améliorer le bien-être économique du pays par une activité orientée vers le marché. Il participe à la revalorisation de la filière et donc au gonflement du chiffre d’affaires des opérateurs ainsi qu’à la professionnalisation du secteur”, poursuit Solo Rakotoarivelo.

D’une architecture futuriste, l’immeuble abritera des sites internet donnant les listes des opérateurs nationaux et internationaux, le cours du marché national et international et également des services d’expertise, de transit, d’assurances, douaniers et autres formalités administratives.

Le comptoir est un palliatif à l’exploitation et à la commercialisation sauvages des richesses minières du pays et il permettra à l’État de percevoir les taxes et redevances relatives aux transactions, contribuant au développement rapide et durable de l’économie”, souligne Solo Rakotoarivelo.

Cet aspect s’inscrit dans l’optique de l’assainissement projetée par le Pgrm et la participation plus conséquente du secteur minier dans la production intérieure brute.

Les derniers chiffres ont interpellé tout le monde : 10 kg d’or seulement ont été déclarés l’année passée, alors que la production nationale est estimée à plus de 40 tonnes par an. Madagascar ne profite pas de ses richesses naturelles et minières. Remédier à ce paradoxe, c’est l’un des objectifs du comptoir des pierres précieuses et guichet unique.

L’express de Madagascar

DANS LA PRESSE MALGACHE

LE GUIDE. Faciliter la création des entreprises. Le guichet unique des investissements et du développement (Guide), crée par le décret en septembre 2003, vient de souffler sa première bougie. C’ est le meilleur outil du gouvernement pour relancer l’investissement malgache. Le but : sécuriser l’environnement des affaires et faciliter les démarches ayant trait à la création d’entreprises . Depuis se mise en place, le Guide compte la création de 900 entreprises dans tous les secteurs confondus. En outre, il a délivré cinq permis environnementaux ainsi que deux perquisitions de terrains pour investisseurs étrangers. Le ministère du Tourisme a permis à 121 entreprises touristiques de s’installer et d’opérer à Madagascar et a délivré 137 avis préalables pour hôtels, restaurants et entreprises de voyages.

TRANSPORT AÉRIEN : Séduire des investisseurs. Les aéroports malgaches n’intéressent visiblement pas. Seules dix personnalités morales ont manifesté leur intérêt pour la gestion et l’exploitation des 44 aéroports de Madagascar. Elles étaient 70 à avoir demandé les dossiers relatifs à cette mise en concession. L’Aviation civile de Madagascar (ACM) procédera ce jour à l’ouverture des dix plis. “Nous procéderons par la suite à une présélection qui se focalisera surtout sur la capacité financière de ces opérateurs”, a expliqué François Randriamahandry, directeur général de l’ACM. “Nous devons savoir s’ils seront capables d’assurer le bon fonctionnement de ces aérodromes en attendant leur rentabilisation”.

Cette mise en concession s’inscrit dans le processus de désengagement de l’État dans la gestion des secteurs de production. Cette procédure met entre les mains de l’opérateur privé la gestion de ces aéroports. L’Etat reste propriétaire des biens matériels. Le but avoué de cette entreprise est le développement de l’aéroport et, par ricochet, de la région. Il s’agit d’offrir aux passagers une meilleure qualité dans la prestation des services et de rentabiliser ainsi les infrastructures par le nouveau gestionnaire.

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