Publicité

Multiples splendeurs

2 décembre 2004, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Joana Matombé, devant sa machine à coudre, n?arrête pas de tourner dans tous les sens la robe blanche qu?elle tient sur ses genoux. Elle veut s?assurer qu?il n?existe aucun défaut avant de livrer la belle robe de mariée à sa cliente.

?Je préfère rester plusieurs heures sur ma machine, quitte à ne pas dormir, mais l?important, c?est de faire un travail bien fait, sans reproche?, explique la couturière.

A quinze ans, elle avait déjà en tête ce qu?elle souhaitait faire comme métier. Habiller ses proches de manière professionnelle.

Pour y parvenir, cette habitante de la Ville-Noire, Mahébourg, ne lésine pas sur les moyens. Elle fait un premier stage chez Laurent, tailleur très connu à Curepipe et à travers l?île.

Les commandes pleuvent

Cette première expérience dans cet atelier de renom, où elle apprenait à coudre uniquement les vestes, l?incite à aller plus loin. Elle décide de se perfectionner dans la couture de vêtements de femmes chez Arlette Orian, une école de formation à Rose-Hill.

Après quelques années d?apprentissage, et comme elle était au chômage, elle prend la première cliente qui l?approche. Celle-ci veut un nouveau modèle pour une robe de baptême. Encouragée par ses proches, elle décide de relever le défi et se met au travail.

?Malgré mes appréhensions, je me suis dit que j?y arriverais?. Joanah n?a eu pas tort.

Elle rend la robe dans les délais, à la grande satisfaction de la cliente.

Avec la pub qui se fait de bouche à oreille, les commandes pleuvent. La couturière creuse chaque jour ses méninges pour créer et réaliser de nouveaux modèles. La démarche est payante. Une cousine vient lui confier sa robe de mariée. Elle relève une nouvelle fois le défi. ?Mo pa ti per parski mo ti sir mo pou capave fer li kouma bizin?.

Pour son premier essai, la couturière passe trois nuits blanches. pour affiner son style. Quelques jours avant le mariage, la nouvelle mariée se rend chez Joana, pour voir sa robe. Surprise. La future épouse tombe dans les bras de sa cousine.

La robe est à son goût. ?J?étais très émue. J?ai oublié toutes la peine que j?avais endurée penchée sur mon ouvrage dans mon atelier?, se rappelle-t-elle.

Portée par ce premier succès, Joana ne refuse plus les commandes : robes de mariée, vêtements pour dames et enfants.

Selon les observations de la couturière, les mois d?août, novembre et décembre sont les périodes choisies pour ceux ou celles qui désirent s?engager pour le meilleur ou pour le pire.

En attendant, Joana ne compte pas déposer de sitôt son aiguille car ce métier lui permet de bien gagner sa vie.

Publicité