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Sunny, des amuse-gueule dans les normes
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Sunny, des amuse-gueule dans les normes
Saturées ou non saturées? Comment contrôler le taux de ces graisses dans les amuse-gueule? Chez Food Canners, producteur de la gamme Sunny, le respect des normes est un souci au quotidien.
Fin octobre, le ministère de la Santé interdit la commercialisation des amuse-gueule contenant plus de 10 % de graisses saturées. Cette guerre enclenchée contre les produits à forte contenance de matières grasses a pour but de lutter contre l’obésité et les maladies cardiovasculaires au sein de la population.
Or, dans ce milieu lucratif où les lobbies font rage contre cette mesure, Food Canners, un des producteurs locaux, s’y plie. La réputation de sa marque est en jeu.
Pour être dans les normes, Food Canners a mis en place un rigoureux système de vérification.
D’abord, c’est un minutieux choix des ingrédients, dont l’huile végétale, que Food Canners remplace “à intervalle régulier”. Le contrôle de qualité s’attelle ensuite à mesurer le taux de graisses insaturées à travers des tests sur des échantillons. Il s’agit d’être en règle avec les barèmes internes de l’entreprise, souligne la direction de Food Canners.
Cependant, Dick Li Wan Po, l’adjoint au directeur général de Food Canners concède qu’une consommation excessive de snacks nuit à la santé.
Food Canners, entreprise familiale, se lance dans les amuse-gueule en 1980, s’insérant dans une logique de diversification de ses produits. “Le marché local est si petit que nous sommes tenus de varier notre gamme pour survivre”, précise Dick Li Wan Po. Il rappelle qu’à cette époque, l’Etat encourageait la production locale des denrées importées.
<B>Potentiel du marché africain</B>
Les Tasties, précise l’adjoint au directeur général, sont bien accueillis par les consommateurs. Et depuis, les saveurs et les variétés ont augmenté, le dernier disponible sur le marché depuis septembre étant les Fun Chips.
Les amuse-gueule Sunny sont de gamme moyenne. Selon Dick Li Wan Po, Food Canners se présente comme le leader avec ses 35 tonnes de snacks par an, soit quelque 1,75 million de sachets, contribuant Rs 9 millions dans les caisses de l’entreprise.
Force est de constater que Food Canners a su capitaliser grâce à un double avantage. D’une part, la renommée de sa marque, Sunny, bien ancrée dans les mœurs mauriciennes. Et d’autre part, son réseau de distribution quadrillant tout le pays.
Réduire les coûts passe par une production accrue. Or, le marché local est suffisamment arrosé de ses amuse-gueule. Reste l’exportation. A ce jour, Food Canners approvisionne Madagascar et l’île de la Réunion. L’Afrique demeure un marché à gros potentiel. Dick Li Wan Po affirme que les producteurs locaux n’ont rien à envier à leurs homologues africains dans la mesure où la qualité des snacks mauriciens est irréprochable. Restent les coûts.
La diversification est toujours d’actualité chez Food Canners. D’ici peu, elle mettra sur le marché des sachets de tamarin Sunny.
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