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londres réduit de 50 % nos exportations en pulls
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londres réduit de 50 % nos exportations en pulls
Une sérieuse menace pèse sur nos exportations de pull-overs vers la Grande-Bretagne. Ce pays agite unilatéralement la clause de sauvegarde auprès de la Communauté économique européenne (CEE), se plaignant que de 1978 à 1979, les exportations textiles mauriciennes sur le marché anglais ont dépassé la hausse fatidique des 16 %. En 1978, nos exportations ont été 2,8 millions d’unités de pulls sur une production de 7,96 millions. Pour les onze premiers mois de 1979, elles atteignent 4 millions d’unités sur 9,7 millions. Une délégation mauricienne, comprenant Mlle Ghislaine Dalais, M. Kakhru Currimjee et S. Sunnassee, secrétaire au commerce extérieur, bute sur l’intransigeance anglaise. C’est en vain qu’elle propose de couper la poire en deux en fixant le seuil à 3 millions d’unités, soit la moyenne des années 1978 et 79. L’intransigeance britannique cause, en outre, les plus vives inquiétudes sur les marchandises déjà expédiées mais pas encore dédouanées et sur celles devant être livrées en décembre. Les craintes les plus vives concernent, par exemple, les stocks de matières premières déjà commandés et qui risquent de ne pas pouvoir être employés de façon rentable. On n’écarte pas aussi les risques d’exportations impayées sous prétexte qu’elles dépassent le seuil de sauvegarde.
La Mauritius Sugar Planters Association (MSPA) s’agrippe également à la sonnette d’alarme, mais cette fois-ci en direction du gouvernement mauricien et à propos de la taxe de sortie frappant nos exportations sucrières. Elle la qualifie de “taxe injuste et nuisible”. Elle est introduite en 1961, à l’instigation du Pr Meade. Elle veut décourager la monoculture sucrière, encourager la diversification agricole et permettre aux petits planteurs, ne payant pas l’impôt sur les revenus, de contribuer aux dépenses publiques. Une taxe uniforme de 5 % est imposée à tous les planteurs, les gros et les usiniers s’en acquittant par solidarité aux petits planteurs car ils s’acquittent déjà de l’impôt sur les revenus et sur les profits. Dès 1973, l’initiative du Pr Meade est entièrement contrecarrée car les petits planteurs, produisant moins de 20 tonnes de sucre, sont totalement exemptés de la taxe de sortie et par conséquent de l’impôt sur les revenus, tandis que les moyens, gros planteurs et planteurs-usiniers sont taxés jusqu’à 9 %, dépendant du volume de leur production sucrière. Le barème de la taxe de sortie connaît d’autres modifications, la dernière, datant de la dévaluation de 30 % de la roupie et consistant en une surcharge de 75 % sur les taux en vigueur. Les planteurs produisant entre 21 et 75 tonnes de sucre payent désormais 10,50 % ou Rs 221 par tonne de sucre. Ceux produisant entre 76 et 1 000 tonnes payent 12,25 % ou Rs 258 par tonne. Ceux produisant entre 1 001 et 3 000 tonnes de sucre payent 14 % ou Rs 332. Ceux produisant plus de 3 000 tonnes payent 23,62 % ou Rs 498, qu’ils fassent ou non des profits.
La surcharge de 75 % veut éponger les gains inattendus de la dévaluation. Elle restera pourtant en vigueur longtemps après la disparition du dernier souvenir du dernier “windfall gain”. Les petits planteurs obtiennent en revanche des gains inattendus de Rs 510 par tonne de sucre grâce à la dévaluation mais ne sont toujours pas taxés. Il est injuste que certains puissent profiter totalement de gains inattendus tandis que d’autres sont lourdement taxés au point de perdre la plus grande partie de leurs “windfall” gains au moment où ils en ont le plus besoin pour se remplumer après des années de pertes.
Par ailleurs, la minorité MMM à Beau-Bassin-Rose-Hill réclame une enquête au sujet des chèques volés. Le personnel de la Banque de Maurice menace de faire un sit-in. On craint un manque de devises étrangères en décembre. Le MMM prépare 5 nouvelles motions d’annulation. Son aile gauche reçoit des menaces anonymes provenant de la Plaine-Verte. Elles visent les militants Servansingh, Coonjan, Poonoosamy, Dulloo, Bizlall et Mosaheb. Peeroo et Bérenger ont une prise de bec, dès la première réunion du comité parlementaire sur l’IRA avec, bien sûr, “walk-out” des membres du MMM. On signale deux départs à la retraite, celui de Somdath Bhuckory, du secrétariat de la Cité de Port-Louis, et celui de Harold Glover, commissaire électoral. Des fédérations de jeunesse accusent le ministère des Sports de vouloir leur disparition. On signale à l’aéroport la saisie de 20 kilos d’opium. Dans le port, un couseur de sac est arrêté pour avoir percé un drum de Martini.
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