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Le Barça a souffert

30 novembre 2004, 00:00

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Les lendemains de Clasico sont relativement durs pour le Barça. Après le match nul concédé face au Celtic en Ligue des Champions, les hommes de Frank Rijkaard ont néanmoins assuré l’essentiel en s’imposant sur la pelouse des Madrilènes de Getafe (2-1). Un succès qui permet aux Catalans de conforter leur première place au classement à lissue de la 13e journée, devant le Real. Les Madrilènes, qui ont étrillé dimanche Levante (5-0) après une première période bien terne, comptent sept longueurs de retard.

Eto’o et Ronaldinho ont assuré l’essentiel. On a cru revoir Gordon Banks. A l’image du gardien de but anglais stoppant une tête de Pelé, lors de la Coupe du Monde 1970. Victor Valdes a permis au Barça de l’emporter à Getafe 2-1. Le portier catalan s’est donc envolé à la 61e minute pour détourner une tête de Yordi pleine lucarne. Juste après la réduction du score de Craioveanu (1-2, 59e), les joueurs de Levante ont poussé la défense barcelonaise dans ses derniers retranchements, sauvée par les prouesses de son gardien de but. Auparavant, un coup-franc de Marquez (21e) et un tir de Deco (23e) avaient offert au leader de la Liga le break (2-0).

Mais il est indéniable que les trois points ont été arrachés dans la douleur tant Getafe a multiplié les situations chaudes dans la dernière demi-heure. Quoi qu’il en soit, l’équipe de Frank Rijkaard ne lâche pas cette première place et confirme ainsi son convaincant succès sur le Real lors de la dernière journée (3-0). Mais on ne peut pas non plus passer sous silence les incidents survenus dans l’enceinte de Getafe samedi soir.

Le jour et la nuit pour l’Espanyol

Samuel Eto’o, a été pris pour cible par une cinquantaine de spectateurs qui imitaient des cris de singes à chaque fois que l’attaquant camerounais du Barça, touchait le ballon. Des attitudes évidemment inqualifiables et malheureusement identiques aux précédents incidents (NdlR : Espagne-Angleterre et Real-Leverkusen) dont le point commun est la ville de Madrid où sévissent notamment les Ultrasur, un groupe extrémiste de la capitale espagnole.

Quant au Real, il a, lui, aussi souffert, avant d’étriller Levante 5-0. Les Madrilènes ont éprouvé les pires difficultés pour s’approcher du but pendant la première période. Sans inspiration, les Merengue butaient sur une belle organisation montée par l’entraîneur Bernd Schuster, ex-gloire du football allemand et barcelonais dans les années 80. En fait, le Real ouvrait le score en fin de période sur sa première véritable occasion de but grâce à Ronaldo.

Suite à une ouverture de Beckham, le champion du monde brésilien emmenait le ballon de la poitrine avant de frapper du gauche (1-0, 43e). Après la pause, tout allait très vite et Levante craquait en quelques minutes. Figo (50e), Ronaldo (52e) et Beckham (55e) corsaient l’addition de manière spectaculaire (4-0). Le dernier but était l’oeuvre de Michael Owen, pour un grand classique du Real, cette saison. L’ancien boy de Liverpool a pris l’habitude de marquer à chaque fois qu’il rentre en jeu, ou presque. C’est ce qu’il fit à trois minutes de la fin (5-0).

La déroute au Camp Nou (0-3) est ainsi un peu oubliée mais les Catalans possèdent toujours sept longueurs d’avance sur leurs rivaux au classement. Dans les autres rencontres de cette 13e journée, l’autre club de Barcelone, l’Espanyol, s’est imposé devant l’Atletico Madrid 2-1 et conserve ainsi sa place dans les hauteurs du classement. La saison dernière après 13 journées, l’Espanyol était tout simplement dernier de la Liga avec neuf défaites au compteur.

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