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Le caviar pour les Russes
Ce sont les Russes, Myskina et Zvonareva, qui ont apporté le point de la victoire finale.
Le camp tricolore commençait à y croire très fort. Arrivées avec le statut de challenger, les Françaises auront retroussé leurs manches, ce week-end, pour passer très près d’une grosse surprise.
Sans Mauresmo, en vacances, et Pierce, touchée à l’épaule, les filles de Guy Forget n’ont pas été ridicules. Loin de là. Nathalie Dechy (21e) et Tatiana Golovin (27e) ont su relever le défi.
Si la première, logiquement battue ce dimanche par Anastasia Myskina, a payé les efforts consentis la veille, la seconde a créé une véritable surprise en dominant Svetlana Kuznetsova pour remettre les deux équipes à égalité, 2 points partout.
Des regrets...
Le sort de la rencontre reposait, donc, sur le double et la paire Marion Bartoli-Emilie Loit. Pour ce match décisif, le capitaine russe Shamil Tarpishev réservait une petite surprise aux Bleues en sélectionnant Anastasia Myskina aux dépens d’Elena Likhovtseva, prenant le risque de voir Myskina accuser le coup physiquement. Mais cette dernière a une nouvelle fois répondu présente, portant à bout de bras cette équipe russe, déstabilisée par la faillite de la lauréate de l’US Open Svetlana Kuznetsova. Associée à Vera Zvonareva, la championne de Roland-Garros est allée chercher ce trophée tant rêvé après quatre finales perdues, en 1988, 1990, 1999 et 2001. Devant le public de Moscou qui les aura poussées jusqu’au bout, dans une phase finale de Fed Cup pour une fois excitante et avec un vrai suspense, les Russes n’ont pas cédé à la pression, tout en se faisant quelques grosses frayeurs face à la paire française. Les Russes, ont en effet, dû sauver quatre balles de set dans la première manche, alors que les balles fusaient de part et d’autre au cours d’échanges spectaculaires.
La tension étant à son comble, les échanges de break n’auront pas manqué pendant toute la partie. A 7-6, 5-4, 30-30, service côté russe, les Françaises se sont révoltées sous l’impulsion de Guy Forget. Mais le coup de grâce allait venir un peu plus tard (7-5), laissant ainsi le camp russe exploser de joie pour une victoire historique. Les Tricolores cédaient leur titre, avec toutefois la satisfaction d’avoir défendu leurs chances jusqu’au bout face à une équipe comportant deux gagnantes d’un tournoi du Grand Chelem.
Mais les regrets ne manqueront pas dans un double, qui s’est disputé au couteau. La magie n’est pas passée loin et les occasions ratées resteront encore un moment dans les esprits. Dans ces conditions, on se demande ce qu’aurait été le score final avec la présence d’Amélie Mauresmo. Rageant...
Guy Forget, lui, préfère retenir le comportement de ses joueuses : “Je suis super fier, c’est une défaite d’équipe mais cela aurait pu être une victoire d’équipe, a expliqué le capitaine. Chacune des joueuses a contribué à ramener un point. Je savais qu’il fallait des exploits individuels. Il y en a eu deux. Pas trois. Avant la rencontre, on ne donnait quasiment aucune chance à cette équipe de France. Nous, en interne, on y croyait. Les filles ont toutes été irréprochables dans leur préparation, dans leur attitude. A l’arrivée, on perd à l’arraché, sur le double décisif alors qu’on a presque ce match en main.”
Concernant son avenir à la tête de l’équipe de France de Fed Cup, Forget a évoqué à demi-mot un possible retrait.
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