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Entre logique et pratique
Après la multiplication des autorités, institutions et services, le gouvernement semble vouloir enclencher la démarche inverse. Le temps est au regroupement et à la concentration.
Après Enterprise Mauritius qui a absorbé l?Export Processing Zone Development Authority (EPZDA) et la Mauritius Industrial Development Authority (Mida), c?est au tour de la Mauritius Freeport Authority (MFA) de disparaître.
L?histoire de la MFA est celle d?une institution dont finalement, on s?en rend compte aujourd?hui, la mission n?a jamais été très claire. En tant que régulateur, on lui a reproché d?être aussi un opérateur et l?Etat a dû lui arracher ses entrepôts et son ?Trade and Marketing Centre? au profit de Business Parks Mauritius Ltd.
Avec le ?Freeport Bill? voté hier, ce sont les pouvoirs de régulateur de la MFA qui sont transférés à la douane. La promotion du port franc passe au Board of Investment (BOI).
Le hasard veut que l?actuel patron du BOI, Gérard Sanspeur, était l?ancien directeur de la MFA. C?est sans doute avec plaisir qu?il retrouvera donc ses anciens collaborateurs. Et il pourra se lancer à nouveau dans la promotion du port franc. De là à dire que cette fusion est cousue de fil blanc il y a un pas que certains n?hésitent pas à franchir.
Pourtant, l?intégration de la MFA au BOI est logique car c?est l?organisme responsable de la promotion de Maurice comme destination pour l?investissement ? local et étranger ? dans tous les domaines d?activités.
Depuis la création du BOI, il y a la volonté de développer une approche intégrée pour promouvoir l?investissement à Maurice. C?est dans cette optique que la défunte Media s?était vu amputée de sa fonction de promotion de l?investissement dans le domaine industriel. Aujourd?hui, c?est au tour de la MFA.
Dans la foulée, pourrait-on clarifier une fois pour toutes le flou qui persiste dans le domaine des technologies de l?information et de la communication (Tic) ? Il y a là un fouillis d?individus et d?institutions jaloux de préserver leurs plates-bandes et qui se battraient presque pour annoncer la concrétisation d?un projet d?investissement.
Par ailleurs, le processus de concentration implique des pro-blèmes pratiques. Il vaut mieux faire peu de choses mais bien, que d?en faire beaucoup approximativement. Le BOI, même si on connaît ses contraintes, n?a pas encore convaincu. Il ne faudrait pas que l?absorption du personnel et des services de la MFA vienne compliquer davantage son fonctionnement et son relationnel en interne.
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