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Un lithotripteur de Rs 6,7 m en panne
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Un lithotripteur de Rs 6,7 m en panne
Les services de santé ont fait une fois de plus l?objet de critiques sévères par le bureau de l?audit.
A l?hôpital Victoria, le lithotripteur, qui permet le broyage des calculs urinaires par ondes de choc émises électriquement, fait des siennes. Cette machine, qui coûte Rs 6 650 000, est tombée en panne en 318 occasions depuis l?an 2000.
Aucun arrangement n?a été fait avec le fournisseur après la période de garantie. Plusieurs réparations ont été faites, mais la Biomedical Unit n?a pas exercé un contrôle strict sur l?utilisation de l?appareil.
En avril 2004, le consultant qui a utilisé la machine pendant les derniers 18 mois, et un autre médecin, ont insisté qu?elle ne donnait pas des résultats satisfaisants. Pire encore, aucun calcul urinaire n?a pu être broyé.
Dans plusieurs cas, les malades se sont rendus à l?hôpital en au moins quatre occasions, mais n?ont pu être traités. A tel point que les patients n?obtiennent plus de rendez-vous. En avril 2004, vingt-quatre étaient sur une liste d?attente, et certains attendent depuis 2003. C?est l?hôpital Nehru, à Rose-Belle, qui a pris le relais, en attendant que le lithotripteur de Candos aille mieux.
Contamination de l?eau
Cette situation est ?anormale? et l?audit exige que le ministère fasse une enquête sur les causes des nombreuses défaillances de la machine.
Pour l?hôpital Jeetoo, à Port-Louis, les autorités songent à réhabiliter les infrastructures depuis juin 1991. Le projet n?a pas avancé car, en 1998, le gouvernement envisage de construire un nouvel hôpital, et cherche même un financement à travers l?African Development Bank.
Mais 13 ans plus tard, ni le nouvel hôpital n?a été construit, ni les réparations majeures n?ont été entreprises aux infrastructures existantes.
Ce manque de réparation a empêché l?installation d?un équipement essentiel au traitement des malades cardiaques. Les autorités souhaitaient acheter ce matériel depuis février 1999, mais l?ordre d?achat n?a été donné qu?en janvier dernier seulement.
L?Outpatient Department, qui comprend plusieurs sections, et l?Accident and Emergency Department, se font dans le même espace. Il y a toujours foule, et les patients en fauteuil roulant ou sur civière peuvent à peine circuler.
Des dépenses de Rs 18 millions ont été engagées pour la réparation des salles qui restent toutefois toujours en mauvais état. Les salles d?opération sont aussi dans un piteux état. Le toit fuit en temps de grande pluie, d?où l?annulation de certaines interventions, à cause des risques de coupures d?électricité.
Le ministère des Infrastructures publiques a pris le dossier en main, rassurent les autorités.
Les patients de l?hôpital ENT à Vacoas ne sont pas mieux lotis. Des tests effectués par l?Environment Health Unit, entre janvier 2000 et septembre 2003, révèlent qu?il y a eu contamination de l?eau. Certains réservoirs en métal ont été remplacés mais pas les canalisations.
Bien que le ministère des Services publics ait nommé un consultant en vue d?améliorer la qualité de l?eau, aucune étude n?a été faite pour définir les travaux nécessaires. Le toit des Paediatrics Wards fuient et les enfants qui y sont admis sont trempés lors de grosses averses. Il en est de même pour la salle des femmes.
L?Evoke Response Audiometer, est un instrument essentiel au diagnostic de la surdité chez les enfants de moins de trois ans. Acheté au coût de Rs 605 958 en 1997-1998, cet équipement est resté dans les entrepôts du fournisseur pendant deux ans, ne pouvant être installé. La salle d?audiologie n?était pas prête pour le recevoir. La livraison se fait en mars 2000, et des tests sont effectués. Toutefois, il est noté que l?utilisateur n?a pas bénéficié des deux semaines de formation prévues. Ainsi, certaines fonctions de l?équipement n?ont pu être utilisées. En septembre 2004, soit quatre ans après, aucune formation n?a été proposée. En conséquence, une seule utilisation, au lieu de trois, peut être effectuée au moyen de cet équipement, pénalisant les enfants.
Le bureau de l?audit a aussi longuement évoqué les manquements des services dentaires du secteur public.
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