Publicité

Les douaniers ferrent un ponte du CCID

14 novembre 2004, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les douaniers aidés de leurs collègues du Fast Team ont ferré un gros poisson à l?aéroport dimanche dernier.

Ils ont mis la main sur nul autre que le Chief Clerk du Central Criminal Investigation Department pour n?avoir pas déclaré 297 téléphones portables et des bijoux en or achetés à Dubayy.

La valeur des objets saisis frise un million de roupies. Ce qui représente des milliers de roupies en terme de manque à gagner pour l?État.

L?inspecteur de police revenait d?un séjour dans les Emirats Arabes Unis lorsqu?il a été arrêté pour un contrôle. En fait, à ce moment-là, il traversait le « green channel », le couloir réservé à ceux qui n?ont rien à déclarer?

Cet officier qui occupe un poste considéré comme stratégique au sein de la brigade criminelle semble avoir été surveillé depuis un certain temps lorsqu?il a été arrêté.

L?officier a été muté au poste de police d?Abercrombie et pourrait être passible de sanctions. Une enquête policière a été ouverte au niveau de la brigade antidrogue et anticontrebande sur son cas.

La saisie sur cet inspecteur remet sur le tapis les cas des commerçants qui s?en vont dans les pays asiatiques et qui rentrent avec les bagages remplis de produits non-déclarés qu?ils revendent ensuite le double, voire le triple de la valeur achetée à l?étranger.

Cette saisie rappelle également que bien des policiers, contrairement à ce que dicte leur fonction, font du business pour arrondir leur fin de mois.

« Dans la passé, c?était les bijoux que les gens affectionnaient le plus. Il y a aussi les vêtements qu?on importe pour les mariages, Divali et les fêtes de fin d?année », indique un douanier. « C?est très facile de déterminer qui est celui qui ne déclare pas ses produits. Il voyage souvent. On recueille des renseignements et on a des sources qui nous informent de son petit business. Nous faisons également attention à la physionomie des gens. Rien qu?à les regarder, ça se voit qu?ils ont de choses à cacher », ajoute un de ses collègues.

Mais ce n?est pas nécessairement les voyageurs fréquents qui sont passibles de contrôle. Il y a également des Surprise checks qui mettent à jour des cas de contrebande.

Publicité