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Banques et services publics se renvoient la balle
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Banques et services publics se renvoient la balle
À qui profite les virements directs que les banques effectuent à la demande de leurs clients pour les facturations d’eau, d’électricité et de téléphone ? Ce service, au départ gratuit, est actuellement facturé à six roupies. Si les consommateurs estiment qu’il incombe aux services concernés de payer cette note, la question fait l’objet d’appréciations opposées par les autorités bancaires et celles de la CWA, du CEB ou de MT.
S’il est vrai, comme l’affirme un haut cadre de la CWA, que ce service évite à certaines personnes de se déplacer, toutefois, une question se pose : est-ce que le coût du service doit être assuré par ceux qui en bénéficient directement, à savoir ces organismes para-étatiques ?
Une prestigieuse banque se veut formel: “Nous assurons ce service à leur place et ce à la demande de nos clients. C’est une facturation minime par rapport au service. En fait, nous agissons un peu comme des courtiers d’où la logique de prélever une certaine somme. Ces opérateurs font l’économie de la main d’œuvre, de la paperasserie et du temps.”
Un argument qui ne convainc pas un porte-parole du CEB, estimant que cette forme de facturation ne concerne que la banque et ses clients. “Nous n’avons rien demandé aux banques. Nos guichets sont toujours ouverts au public. Personne n’est forcée de recourir à ce service. C’est la banque qui décide du montant de la commission. Si le client n’est pas d’accord, il doit s’adresser à des organisations de consommateurs. Il nous semble que des banques essaient de faire passer les coûts de certains de leurs investissements dans l’informatisation de leurs services à leurs clients. Ils ont fait un certain nombre d’extravagances et ils se tournent vers leurs clients pour en assurer les frais. On est en présence d’un engrenage, le consommateur doit réagir.”
Concernant une réclamation des banques, notre interlocuteur fait ressortir que la CWA n’est en présence d’aucune requête afin de prendre en charge ces frais. Mais, il souligne que la CWA est ouverte au débat.
<B>Un service qui fait gagner du temps</B>
À la CWA, le langage n’est guère différent. “Pour les banques, c’est une façon de faire du marketing, pour avoir plus de clients. C’est un service qui n’engage que la banque”, fait ressortir un haut cadre de cet organisme. Même si ce dernier admet que ce service permet à certains consommateurs de gagner du temps et épargne aux personnes âgées et aux personnes autrement capables l’obligation de se rendre aux guichets de paiement, des doutes demeurent sur les véritables motivations des banques. “Si leurs clients sont satisfaits, c’est bien, mais il ne faut pas justifier la facturation de ce service en mettant en exergue une prétendue lenteur de nos services. Nos guichets existent toujours et nous disposons d’un Customer Care Service qui règle les questions liées au service client.”
Le virement bancaire est apparut dans les années 80 et le paiement de la facture était à l’époque gratuit. Assurés de l’engouement que ce service suscite, les banques ont décidé, sans informer préalablement les consommateurs, de prélever une commission pour ce service. Les banquiers récoltent ainsi les fruits de leurs campagnes de marketing initial.
Il convient de relever que le paiement de factures par virement bancaire facilite la vie à de nombreux consommateurs, qui autrement, auraient dû faire la queue aux guichets des opérateurs. Mais, ce que ceux-ci refusent d’admettre, c’est que ce mode de paiement leur assure une rentrée assurée d’argent, tout en leur permettant d’économiser au niveau de l’administration de la collecte des factures.
L’ICP est d’avis que ce sont les opérateurs des différents services qui devraient verser aux banques les montants des frais bancaires. L’ICP fera des représentations à ce sujet bientôt.
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