Publicité

Joao Havelange honore nos anciens footballeurs

2 novembre 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Profitant d’une tournée en Afrique de l’Est, M. Joao Havelange, le président de la FIFA (fédération internationale de football), effectue une brève escale à Maurice. Entre deux négociations et entretiens avec les dirigeants du football local, il trouve le temps de remettre une médaille d’or commémorative de la MSA (Mauritius Sports Association) à quelques uns de nos anciens footballeurs les plus valeureux. Ces derniers sont : Régis Jean, Mamade Elahee, Marc Gallet, Dhoona Raman, Ashok Chundunsing, Karl de La Roche, Robert de Maroussem, Paul de Sornay, José Desvaux, Bahim Emrith, Robert Espitalier-Noël, Jean Florinne, Michael Glover, Dany Imbert, Ismaël Itoola, Guy Kenny, Jean Yves L’Enflé, Cassam Mooniaruth, Gorah Moosun, Dharma Morarjee, Serge Munso, Shyam Oodunt, Kailassam Pillay, Mukesh Ramrekha, Nano Sauzier, Rohit Teeluckchand, Emmanuel Fok Chak, Robert Foiret (arbitre international) et Ram Ruhee, secrétaire de la MSA. La médaille est remise à titre posthume à Harry E. Latour, le premier secrétaire de la MSA, à Joseph Leroy, un de nos premiers entraîneurs nationaux, à Jacques Noël, sans oublier, bien sûr, le légendaire France Martin.

Restons dans le domaine sportif, pour rappeler qu’Azul, le crack de l’écurie Martin, remporte, à 10 ans et pour la troisième année consécutive, le titre de cheval de l’année. Sur cinq sorties, il a remporté quatre victoires, en 1979, dont la coupe d’or. Sa suprématie paraissait acquise après sa victoire dans cette classique. Elle a pourtant été contestée jusqu’au bout par Kayotic, le hongre noir de l’écurie Brunel, et dont la progression a été foudroyante en fin de saison. Il a grimpé les échelons quatre à quatre pour parvenir à vaincre Armed Guard en catégorie A. Sur huit sorties, Kayotic compte cinq victoires, deux deuxièmes places et une troisième place. Peter Moran et Len Hill ne parviennent pas à se départager et remportent tous deux le titre de jockey-champion 1979. En revanche, Brunel s’adjuge plus facilement le titre d’écurie championne avec un total de gains supérieur à… Rs 188 500, roupies dévaluées de surcroît. Les jockeys de 1979 sont Tom Little, Joe Byrnes, P. Wrigley, J. Walkinshaw, Lall, Deanan, Aspinal, D. Byrnes et Philippe Onette. Les concurrentes de l’écurie Brunel sont Martin, Rousset, Ythier, Noël, Ruhee et bien sûr, Gujadhur, la doyenne du turf mauricien. Vingt-cinq ans après, les turfistes invétérérés se souviennent encore de Winmore, de Mountain Pass, de All Honours, de Super Tax, de Devil A Saint, de Splash O’Glory et de King Sweep qui firent les beaux jours du Champ de Mars en 1979 et lors des années précédentes.

Quittons à présent le monde des jockeys pour donner la parole à Veerasamy Ringadoo. Il révèle ses états d’âme avant, pendant et après sa dévaluation. Il était en présence de quatre possibilités : - 1. la dévaluation, 2. le krach ou pourrissement de la situation, 3. la fuite en avant 4. des élections législatives anticipées. Refuser les conditions souples du FMI/BM aurait été de la folie. Aucun pays n’est disposé à venir en aide à Maurice. De juin 1978 à octobre 1979, Ringadoo avoue avoir vécu un cauchemar en raison de la détérioration de la situation économique. Depuis 1977, il s’accroche à la sonnette d’alarme. Les réserves en devises étrangères commencent à fondre cette année-là. Les solutions temporaires ne donnent pas les résultats escomptés. “Le secteur commercial a été d’un laxisme incroyable” (NDLR : c’est sans doute pour cette raison qu’il est le grand, sinon l’unique, gagnant de l’opération dévaluation). Le ministre des Finances demande une chance de réussir son plan de redressement et surtout qu’on ne lui mette pas les bâtons dans les roues. Les guichets nous faisant crédit se ferment. Il y aura une compensation salariale anticipée et donc pas de gel de salaires ni de dégraissage de la fonction publique. Mais Ringadoo promet de contrôler les dépenses gouvernementales.

En attendant, la dévaluation de Ringadoo entre petit à petit dans les mœurs mauriciennes. Ainsi, un mendiant de la capitale a mis à jour son répertoire en remplaçant son “Enne ti 25 sous” habituel par un “ene ti 50 sous, si ou plaît ! Merci ! Bon Dié a béni ou !” Un de ses concurrents harcèle de la sorte le chaland : Pas blié mo dévaluation ! Entendu aussi sur les ondes nationales, un quidam se plaignant que notre roupie a été dévalisée. D’autres, ayant appris que la roupie est dévaluée, pardon ! dévalisée, n’acceptent plus que des sous. C’est simple mais fallait-il y penser. G. A. Decotter fait son héros hebdomadaire partager le cauchemar de Ringadoo : “J’ai rêvé que j’étais dévalué. Moi, Louis Ferdinand Perthuis, j’ai perdu 30 % de ma valeur faciale !”

Publicité