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Detroit rêve de dynastie
Dans le monde infernal de la NBA, rien n'est plus dur que conserver son titre. Voilà la tâche qui se présente devant les Pistons. Heureusement, leur manager Joe Dumars, double champion avec Detroit en 1989 et 1990, connaît la recette. Pour lui, pas question de se contenter du sacre obtenu au printemps dernier.
“Nous n'avons pas construit cette équipe pour gagner un seul championnat. Ce groupe est jeune, il va encore progresser”, estime Dumars. Voilà pour la théorie. La pratique sera tout autre. Detroit a étonné plus d’un lors des derniers playoffs en étouffant les Lakers en finale. Peu probable que cela se reproduise.
Le cinq majeur est inchangé par rapport à la saison passée, avec le MVP des Finals Chauncey Billups, Rip Hamilton, Tayshaun Prince, et les deux Wallace à l'intérieur, Rasheed et Ben. C'est défensivement solide, mais en termes de talent pur, une dizaine d'équipes présentent un cinq plus alléchant. Pour gagner, Detroit devra donc encore s'appuyer sur ses vertus collectives.
La bonne nouvelle vient du banc, plus solide que lors du précédent exercice, notamment sous le cercle, où Antonio McDyess et Derrick Coleman vont pouvoir soulager plus efficacement Ben Wallace. L'arrivée du rookie argentin Carlos Delfino donne aux Pistons une vraie doublure à Richard Hamilton au poste 2.
Mais il ne faut pas oublier deux éléments. D'abord, cette équipe a toujours été plus forte que la somme de ses individualités. Il faudra que ce soit à nouveau le cas cette saison si les Pistons veulent bisser. “Nous ne devons pas oublier ce qui nous a fait gagner , rappelle Larry Brown, premier coach à posséder un titre NCAA (en 1988 avec Kansas) et NBA, en guise d'avertissement. Voilà notre plus gros challenge : nous souvenir que nous sommes devenus champions en jouant dur et en pensant à l'équipe.”
La menace Indiana
L'an dernier, les Lakers sont arrivés en finale sans un bon collectif, sur le seul talent de ses stars. Detroit ne peut se payer le luxe. L'autre grain de sable potentiel est d'ordre extérieur. Si le champion s'est renforcé, il n'est pas le seul, notamment dans la Conférence Est. Les Pacers n'ont pas digéré sa défaite face aux Pistons en playoffs, alors qu'ils ont dû composer sans leur meneur Jamal Tinsley et avec un Jermaine O'Neal sur une jambe. Indiana en est convaincu : ce titre lui était destiné.
Les Pacers abordent donc la nouvelle saison avec un esprit revanchard et un groupe consolidé par l'arrivée de l'ancien Spur Stephen Jackson. La venue de Shaquille O'Neal à Miami change également la donne à l'Est, où les pivots dominants se font rares. Une aubaine pour la franchise floridienne. Detroit n'aura donc pas la partie facile pour entamer une nouvelle dynastie.
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