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L’empire du milieu
Depuis plus de trois saisons, David Albelda et Ruben Baraja font la loi au sein du milieu de terrain de Valence, le champion d'Espagne, qui devrait compter à nouveau sur la solidité de son fameux duo pour battre l'Inter Milan, ce soir.
Egalement coéquipiers en équipe d'Espagne, l'avènement dans l'entrejeu d'Albelda le Valencian et de Baraja le Castillan a permis à Valence d'ouvrir une période dorée couronnée à ce jour d'une Liga, en 2002, et d'un doublé historique Championnat-Coupe de l'UEFA, en 2004.
Une reconnaissance éclatante pour deux joueurs faits pour se compléter.
Le plus jeune, David Albelda Aligues, 26 ans et capitaine de Valence, est l'homme du cru. Né et formé à Valence, ce milieu défensif a connu un seul autre club : Villarreal, tout près de là.
“J'ai toujours été Valencian à 100 %”, explique-t-il. Revenu en 1999, après deux saisons à Villarreal, Albelda, qui souligne “parler valencian en famille”, ne quittera plus le Valence CF, où il est sous contrat jusqu'en 2010.
Parfois surnommé le “Deschamps espagnol”, le vice-champion olympique 2000 n'a toutefois pas tardé à se “nationaliser”.
Il vit sa première sélection A en septembre 2001. Par la suite, même s'il est parfois remplaçant (20 sélections), il forme avec Baraja (36 sélections) le milieu le plus célèbre d'Espagne.
Ruben Baraja Vegas, 29 ans, “l'aîné”, c'est la vedette au physique de mannequin, acquis en 2000 pour 12 millions d'euros, le plus gros transfert du club avant l'arrivée de l'Argentin Pablo Aimar.
<B>“Avec David, on se complète”</B>
Plus discret, “Pipo” Baraja a lui aussi débuté dans l'équipe de sa ville, le Real Valladolid (1993-96), avant de rejoindre l'Atletico Madrid puis Valence.
Joueur plus complet qu'Albelda, il est capable d'organiser le jeu. “Avec David, on se complète bien. Il récupère les ballons, je distribue”, résume Baraja, dont les nombreux buts décisifs rappellent sa qualité de frappe.
Les deux hommes se connaissent, et s'apprécient : “Entre Valence et la sélection, je le vois plus que ma propre famille”, dit Albelda de Baraja. “Nous formons une très bonne paire. La meilleure de la Liga ? Le palmarès tranchera”, déclarait l'an dernier Ruben Baraja. Avant le doublé.
Beau symbole, en finale de C3, après avoir muselé l'Ivoirien de Marseille Didier Drogba (victoire 2-0), les deux capitaines iront soulever ensemble le trophée.
Malgré tout, hors de Valence, le duo ne fait pas toujours l'unanimité, certains trouvant son jeu trop défensif voire ennuyeux.
Obligé de se justifier à l'Euro-2004 après le nul contre la Grèce (1-1), le sélectionneur Inaki Saez cassera le binôme contre le Portugal. Sans succès.
L'Espagne éliminée, Saez disparaîtra. Pas Albelda ni Baraja. En club, ils demeurent le baromètre des “Oranges”.
“Ils ont été simplement parfaits”, dira d'eux le nouvel entraîneur de Valence, l'Italien Claudio Ranieri, après le succès (2-0, un but de Baraja) contre Anderlecht, mi-septembre en C1.
Etouffés par le milieu du Werder Brême, pour la 2e journée du groupe G, ils contribueront à l'inverse à la défaite des leurs (1-2). Contre l'Inter Milan, bourreau des Espagnols en quart de finale de l'édition 2003, Albelda et Baraja viseront une revanche. Une double. Comme eux.
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