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Les usagers de cartes Sim distraits déconnectés
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Les usagers de cartes Sim distraits déconnectés
La déconnexion est au bout du fil pour ceux qui n?enregistrent pas la carte Sim de leurs portables avant le 30 novembre. Jusqu?à l?heure, seuls 25 % des 475 000 cartes Sim prépayées en circulation, puisque la mesure ne touche que celles-ci, ont été enregistrées par leurs propriétaires. Le délai touchant à sa fin, les opérateurs sentent le stress monter et songent déjà à demander un délai.
Pour l?instant, celui-ci n?est pas à l?agenda. ?Ils ont eu six mois pour faire le nécessaire. C?est un délai amplement suffisant?, affirme-t-on du côté de l?Information & Communication Technologies Authority (ICTA).
Sur papier, le délai semble long, mais en réalité, c?est une autre histoire. Depuis le 1er juin, les opérateurs sont tenus d?entrer les données des acheteurs de starter packs qui doivent remplir un formulaire et fournir une photocopie de leur carte d?identité.
Dans la pratique, les opérateurs ont commencé bien après à se plier à l?exigence pour des raisons pratiques. Mais le problème majeur n?est pas là. Ceux qui détenaient déjà une carte SIM avant le 1er juin doivent s?enregistrer auprès de leur opérateur. Et ces derniers n?ont que faire de la mesure de l?ICTA. La preuve : jusqu?ici presque personne ne s?est précipité pour se faire enregistrer. Est-ce l?envie de demeurer un usager anonyme aux yeux de l?Etat ou tout simplement un je-m?en-foutisme royal ? Sans doute un peu des deux. Le fait est que l?ICTA a ordonné la déconnexion de tous ceux qui ne se sont pas fait enregistrer au 30 novembre.
Casse-tête
? Je ne constate pas de volonté particulière de la part de nos clients pour s?enregistrer. Prochainement, nous allons devoir sensibiliser le public pour les faire prendre conscience?, déclare Krish Goomany, directeur général de Cellplus. Chez son concurrent, c?est le même son de cloche même s?il affirme que la prise de conscience chez ses clients a pris forme.
?Ils commencent à comprendre, mais il y a encore un gros travail à faire. Naturellement, ils sont plutôt réticents, mais ils n?ont pas le choix. C?est la loi qui veut cela?, dit Shyam Roy, directeur général d?Emtel.
Mais les opérateurs doivent donner un coup de pouce pour faire prendre conscience. Emtel vient de relancer une campagne de conscientisation. Cellplus l?a programmée pour bientôt. Il compte installer des comptoirs dans les lieux fréquentés et publier des formulaires d?enregistrement à découper dans les journaux.
Pour les opérateurs eux-mêmes, cet enregistrement est un véritable casse-tête. Entre l?exercice de conscientisation, le traitement des formulaires et les photocopies de cartes d?identité, l?archivage, le boulot ne manque pas. Au vu de l?évolution des choses, les opérateurs prévoient un rush dans les dernières semaines avant l?expiration du délai.
?Le problème est que nous n?avons aucune donnée sur ceux qui ont acheté des starter packs dans le passé. Il est donc difficile de les contrôler. Six mois sont vraiment un délai trop court pour avoir tout le monde?, analyse Shyam Roi. Du côté de Cellplus, on affirme qu?il sera pratiquement impossible de pouvoir respecter le délai.
C?est bien pour cela que les deux opérateurs envisagent de demander une extension à l?ICTA. Si cette dernière y consent?
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