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Bride and Prejudice apprécié et critiqué en Angleterre
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Bride and Prejudice apprécié et critiqué en Angleterre
L?Angleterre a déroulé le tapis rouge. Tout a été mis sur pied, préparé avec minutie pour que les Anglais tombent sous le charme de Bollywood. «Plus chaud qu?un double vodka et plus épicé que le curry,» déclare Le Guardian. Selon le Telegraph, le film de Gurinder Chadha «ressemble à un James Bond dénué de toute violence avec un soupçon de Carry on Dancing.»
Les critiques ne tarissent pas d?éloges. Bride and Prejudice a connu un taux d?affluence record. C?était une véritable ruée. Les professionnels l?avaient prédit, Chadha a gagné son pari d?attirer les foules, mais elle n?a pas réussi à gagner tous les c?urs.
La publicité autour du film a été très agressive. «Six mois avant la sortie du film, nous avons commencé la promotion. Bride and Prejudice a bénéficié d?une très grande campagne. Jamais aucun film n?a eu une telle pub,» déclare la publicitaire Juliet Reese travaillant pour l?une des plus grosses agences de pub anglaises.
Le résultat est que la photo d?Aishwarya Rai, ayant le rôle principal, a été placardée sur presque tous les autobus rouges de Londres et que les posters de Gurinder Chadha et de Bride and Prejudice étaient affichés sur de nombreux panneaux publicitaires de la capitale anglaise.
Le seul hic c?est que le Bride and Prejudice que Chadha a voulu montrer à l?écran est à mille lieux du classique de Jane Austen, Pride and Prejudice. La réalisatrice a tellement insisté sur les détails qui montrent et démontrent la culture indienne, que sa sauce épicée est restée en travers de la gorge de certains Britanniques.
Plusieurs critiques avancent que même si Chadha a fait du bon travail, le film restera mal perçu car il est trop éloigné du roman de Jane Austen. Bride and Prejudice, film à gros budget, £10 m, est mal parti pour faire aussi bien que Bend It Like Beckham.
Ceux qui ont vu le film lors de son lancement lundi en Angleterre ont aussi critiqué la musique d?Anu Malik. Ils la jugent trop extravagante et ne colle pas à l?esprit du livre de Jane Austen.
Chadha a défendu Anu Malik bec et ongles. «Anu Malik est un des plus grands compositeurs. La musique du film est moderne et très gaie,» affirme la réalisatrice.
Certains journaux ne sont pas allés de main morte, tandis que d?autres se sont amusés à remplir leurs colonnes d?éloges. Le Cosmopolitan
Magazine écrit que «le film est si bien fait qu?on a envie de danser en sortant du cinéma» et au Observer d?ajouter «que Gurinder Chadha est la nouvelle Richard Curtis.»
Aishwarya Rai continue sur sa belle lancée
L?excitation se lit sur son visage et dans ses yeux. L?ancienne reine de beauté n?a pas caché sa joie lors de la première de Bride and Prejudice, son premier film international, à Londres. Aishwarya Rai a parcouru beaucoup de chemin en un rien de temps. Son parcours est exemplaire, sans faille. En décrochant le titre de Miss Monde, les portes de la gloire se sont ouvertes devant elle. De la couverture du Time magazine, en passant par Cannes et en faisant un petit détour au musée Madame Tussaud, l?actrice indienne a réalisé ce que d?autres ont pris des décennies à accomplir.
Amitabh Bachchan a eu l?honneur de figurer dans le célèbre musée de cire français vers la soixantaine tandis qu?Aishwarya Rai y est déjà à 31 ans. Elle incarne totalement le symbole de la réussite.
«C?est formidable de recevoir un tel accueil à Londres. Cela réchauffe le c?ur de voir les fans agglutinés près du cinéma pour voir Bride and Prejudice. J?ai une grande satisfaction de voir que le cinéma indien a une telle reconnaissance. Nous savons faire du bon travail. Et c?est cela le plus important,» déclare l?actrice respirant le bonheur. On peut l?aimer ou la détester. On peut mentionner ses succès et ses échecs. On peut critiquer sa façon de jouer ou la taxer de personne immature. On peut aussi dire que sa beauté n?est que plastique. Mais personne ne peut ignorer la place où elle se tient aujourd?hui, place où de nombreuses belles de Bollywood auraient tant aimé se trouver.
Après Londres, Aishwarya Rai s?envolera pour Bombay avant de parcourir le reste du monde pour faire la promotion de ce film. L?actrice la mieux payée de l?Inde ressemble à une étoile dont l?éclat augmente jour après jour. Elle consolidera ses assises avec ses prochains films, Chaos avec Meryl Streep et Singularity. Le succès ne lui a pas fait perdre pied. Loin de renier ses origines et sa culture, l?actrice a dit en public à Londres que «c?était à Bombay que se trouvait ma maison.» Voilà de quoi réjouir de nombreux admirateurs.
«Je suis sur un petit nuage»
Gurinder Chadha est dans un autre monde, celui de la magie et de l?irréel. BBC a recueilli ses impressions à la première de Bride and Prejudice. «J?avais peur avant la première. Je tremblais littéralement. Mais quand j?ai vu autant de gens dans la salle et le nombre de fans qui étaient à l?extérieur, l?angoisse s?est volatilisée. Je suis sur un petit nuage,» déclare tout émue Gurindher Chadha.
«Lorsque j?ai lu le roman de Jane Austen, j?étais persuadée qu?elle avait été Indienne dans une vie antérieure. Elle a écrit le livre comme si elle était au courant de la culture indienne avec tous ses valeurs et ses petits problèmes. Même si elle a écrit pour l?Angleterre du 18e siècle, l?intrigue du roman ressemble tout à fait à ce qu?on retrouve en Inde.» L?équipe a pris deux ans pour compléter le film et a voyagé sur trois continents. Bride and Prejudice a nécessité £10m.«Avec cet argent , j?aurai pu faire trois films comme Bend it Like Beckham.» Bride and Prejudice raconte l?histoire d?une famille de classe moyenne qui fait tout pour marier leur fille à un homme riche. Dans quelque temps, Gurinder Chadha s?attaquera au projet hollywoodien, I Dream of Jeannie. Le futur de Chadha promet donc d?etre brillant.
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