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L’entrepreneur, moteur d’un pays-métropole

12 octobre 2004, 20:00

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L’avenir économique du pays repose sur une vision à long terme. Tout le monde y contribue. L’entrepreneur en est la pièce maîtresse. Emmanuel D’André, président d’honneur du groupe 3 Suisses International a soutenu cette notion, le temps d’une conférence, hier. Le thème de cette manifestation organisée par la Mepza, était “Maurice 2025, le Développement par une vision entrepreneuriale”.

“Maurice doit être considérée comme une métropole. Le pays est bien placé par son bilinguisme et son emplacement”, a affirmé d’emblée, Emmanuel D’André. L’intervenant s’est référé à une conception nouvelle, le Comité Grand Lille. Mis en place en 1993, ce comité se réunit chaque deux mois, dans la matinée, de 8 h15 à 9 h30. Et chaque représentant de la société civile, vient avec une idée qu’il pense contribuera à améliorer les conditions de vie dans la région.

Avec de grands projets en ligne de mire – Lille européenne de la culture, ou Lille abritant les jeux olympiques – la ville et sa région de Nord Pas-de-Calais s’est transformée en une métropole internationale.

Le conférencier met l’accent d’une part sur le rôle de l’entrepreneur, à venir de l’avant avec de nouvelles idées et la participation de tout un chacun, des politiques aux éléments de la société civile.

L’entrepreneur est appelé à sortir de son entreprise. Il est tenu de consacrer du temps en dehors de ses activités commerciales. “Ce sont les entrepreneurs qui doivent prendre la société civile en main”, souligne Emmanuel D’André. Il faut promouvoir la notion d’entrepreunariat et se démarquer d’une culture de salariat.

Cependant, transformer le pays en métropole, rappelle le conférencier, ne se “fait pas en deux ou trois ans mais cela dure plus longtemps”. “Tout est cluster. Tout est réseau. Il n’y a pas de centralisation.”

De fil en aiguille, l’idée progresse, rassemble les politiques, les universitaires et touche la société civile. On ramène le tout à ce qu’on peut. On part au-delà des incompréhensions entre les segments-composants de la société. Indépendamment de son appartenance ethnique, chaque citoyen œuvre dans la même direction.

“Si le citoyen n’est pas intéressé par le développement de son pays, c’est fichu! C’est un seul combat : Mauritius first”, souligne Emmanuel D’André. Il ajoute : “Dans le back office on se bagarre. Mais vue de l’extérieur, c’est Maurice”.

Après avoir identifié un slogan de développement, il faudrait ensuite s’appesantir sur la formation de même qu’inculquer le sens du professionnalisme.

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