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Elles seront chefs
Avec le climat d?insécurité qui prévaut dans la zone franche, les femmes se tournent de plus en plus vers la restauration rapide ou l?hôtellerie. Connie Ducasse, 24 ans, Isabelle Young, 28 ans, et Koreisha Hotee, 30 ans, sont de celles-là.
Toutes trois complètent leurs cours de cuisine au Hotel and Catering Training Centre de Centre-de-Flacq (HCTC). Elles ont un but en commun : opérer leur propre restaurant.
Connie, qui vient de compléter le National Trade Certificate (NTC) 3 en cuisine, enchaîne sur un cours en communications et management dans le secteur hôtelier. Elle n?a pas l?intention de chercher un emploi dans un grand établissement hôtelier, mais voudrait concocter des plats pour le restaurant familial Brigitte Snack. ?Je compte me lancer dans la restauration sur une plus grande échelle. Comme nous avons notre propre business, il sera plus facile de le faire?, confie-t-elle.
Mauvaise perception
Isabelle et Koreisha, qui se sont rencontrées au HCTC, ont décidé, elles, d?entrer en partenariat pour ouvrir un restaurant à Port-Louis. ? J?étais dans le secteur textile. Aujourd?hui, il n?y a plus de sécurité. Sur les conseils du National Women Entrepreneur Council (NWEC), j?ai décidé de suivre des cours en cuisine?, explique Isabelle.
Pour leur business, Koreisha sera aussi soutenue par son époux. Avant de suivre ces cours, elle a travaillé dans le secteur informatique. ?Je m?intéresse particulièrement à la cuisine mauricienne et asiatique?, confie-t-elle.
Les trois cuisinières repoussent la mauvaise perception que les femmes ne font pas de bons chefs dans des établissements hôteliers. Si dans les ménages, ce sont surtout les femmes qui font la cuisine alors comment peut-on dire qu?elles n?ont pas les compétences pour le faire ailleurs, se demandent-elles.
Le chef Mougam Pareatumbee, directeur du HCTC et du Pizza and Tandoori Restaurant à Centre-de-Flacq, confie lui-même que c?est son épouse qui fait la cuisine à la maison. ?L?hôtellerie est un débouchépour les ouvrières licenciées de la zone franche. Il y a de bonnes persperctives d?emploi. Je constate que ces trois filles font très bien et sont même plus réceptives que les garçons pendant les cours?, affirme-t-il.
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