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Un cadavre retrouvé dans un bassin

11 octobre 2004, 20:00

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Viray Boyjoo avait interrompu le traitement qu?il suivait à l?hôpital Brown-Séquard, Beau-Bassin. Porté manquant depuis le 30 septembre dernier, l?homme, âgé de 38 ans, a été retrouvé mort dans l?après-midi de dimanche. Son corps gisait sur le bord du Bassin-Baudot, à Poudre-d?Or. Chez les Boyjoo, c?est la stupéfaction.

Ce sont des pêcheurs de la loca-lité qui ont découvert le cadavre. Une odeur nauséabonde se dégageant de l?eau les a alertés. Intrigués, ils ont aussitôt prévenu les policiers. Le corps de Viray Boyjoo, en état de décomposition avancé, a été repêché par les membres du Groupement d?intervention de la police mauricienne après une brève recherche.

L?autopsie, pratiquée par le docteur Amah Charya Gujjalu, médecin légiste, a attribué le décès à l?asphyxie due à la noyade. Une enquête policière a été ouverte en vue de situer les circonstances exactes de ce drame.

Viray Boyjoo, employé comme gardien au centre communautaire de la localité, avait été porté disparu. Selon les dires de son frère aîné, Rajduth, âgé de 46 ans, la victime semblait ces derniers temps très agitée. ?Il était très nerveux et ne sortait presque jamais. Il était dans cet état depuis qu?il avait cessé de prendre ses comprimés.?

La veille de sa disparition, Viray ne s?était pas rendu sur son lieu de travail, situé à moins d?un kilomètre de son domicile. ? Il n?était même pas parti acheter les journaux comme il avait l?habitude de le faire et était resté cloîtré dans la maison toute la journée?, relate son frère aîné. Ce n?est qu?aux alentours de deux heures, le lendemain matin, que ce dernier a remarqué sa disparition. Les portes de la maison étaient grandes ouvertes et il n?y avait aucune trace de Viray. ? C?est la première fois qu?il a quitté la maison sans prévenir .?

Inquiet, Rajduth contacte ses proches vivant dans la localité afin de savoir si son frère est chez l?un d? eux. En vain. Tous se réunissent peu après avant d?entamer des recherches.

Chiens renifleurs

Les policiers ont eux aussi entrepris la même démarche avec l?aide de chiens renifleurs. ?Nous l?avons cherché partout où il avait l?habitude de se rendre, sans aucun résultat?, affirme Rajduth. Une déposition, signalant la disparition de Viray sera consignée le même jour au poste de police de Piton. Dix jours durant, les proches et amis de la victime ont continué leurs recherches.

? Nous ne pensions pas qu?il était mort. Nous ne comprenons toujours pas comment il a pu se retrouver là-bas?, laissent entendre les proches de la victime, présents hier aux obsèques. La mère de Viray, âgée d?une soixantaine d?années, n?a pu quant à elle contenir sa souffrance. Son fils, soutient-elle, n?aurait jamais quitté le domicile familial sans raison.

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