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Le Mois du Documentaire zoom sur la mondialisation

9 octobre 2004, 20:00

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La mondialisation sera au centre de toutes les préoccupations lors de la deuxième édition du Mois du Documentaire orchestré par le Centre Culturel Charles Baudelaire (CCCB) du 17 au 19 novembre au Théâtre Serge Constantin à Vacoas. «C?est un thème d?actualité, qui suscite de nombreuses préoccupations. Il permettra la rencontre d?un vaste public. Chez nous, les passionnés du documentaire regardent principalement des documentaires animaliers. Nous voulons que le public se déplace parce que ce thème est suffisamment vaste et accrocheur,» explique Boris Faure, secrétaire général et adjoint au directeur du CCCB. Marie-France Collard, cinéaste engagée, sera l?invitée d?honneur de ce Mois du documentaire.

Cette année, les élèves du Lycée des Mascareignes, qui comptent le cinéma à leur programme d?études, se sont engagés à proposer un documentaire de trois à quatre minutes sur le thème de la mondialisation. Ce documentaire sera diffusé chaque soir, lors de ce Mois du documentaire, en ouverture de soirée, avant la diffusion du documentaire du jour. «Nous avons répondu favorablement à l?appel parce que nos élèves inscrits en première, ont le documentaire et le cinéma du réel inscrits à leurs programmes d?études. Le thème de la mondialisation n?est pas facile à cerner, c?est la raison pour laquelle nous allons poser la problématique de la mondialisation par rapport à l?île Maurice. Notre documentaire sera davantage un constat plutôt qu?un jugement,» explique Philippe Alliot, chargé de cours en cinéma au Lycée des Mascareignes.

Chaque soir, un documentaire sera proposé et chaque session de visionnage sera suivie de débats. Seront proposés : Un monde sans fil de Jean-Michel Mariou, Francine Raymond et Jean-Paul Genouard, Ouvrières du Monde de Marie-France Collard, Le profit et rien d?autre de Raoul Peck, Mouhammad Yunnus : Le banquier des humbles d?Amirul Arham et Traders d?Eric Rochant.

Un monde sans fil permettra au public de mieux comprendre l?intérêt actuel pour la téléphonie. Le documentaire expliquera notamment, comment la téléphonie permet de maintenir un lien social important, jusqu?à créer une société de surveillance électronique. Dans Ouvrières du monde, Marie-France Collard décrypte le piège que constitue la mondialisation de l?économie pour ceux qui ne possèdent rien d?autre qur leur force de travail.

Le profit et rien d?autre de Raoul Peck, ancien ministre de la culture d?Haïti, propose une exploration pertinente et impertinente autour du concept de profit et de ses conséquences sur le quotidien de tout un chacun, sur l?histoire et enfin sur la vision que l?on peut avoir du monde. Le cinéaste aboutit ainsi à une constatation personnelle : le capital a gagné en s?imposant comme étant la seule vérité du monde économique et politique actuel. Dans le même ordre d?idées, Traders d?Eric Rochant se concentre sur le rôle des agents de change dans le monde. Pour lui, ces «traders» chevronnés sont à la fois des acteurs des marchés financiers internationaux et des spectateurs privilégiés de la globalisation du monde.

Mouhammad Yunnus : Le banquier des humbles d?Amirul Arham, brosse le portrait de Mouhammad Yunnus, économiste du Bengale, nominé pour le prix Nobel de la Paix, qui a créé une banque pour prêter aux pauvres, en priorité aux femmes. Il a développé un nouveau système bancaire, suscitant une formidable révolution silencieuse qui touche le destin de millions d?individus. Il critique l?approche des banques traditionnelles et interpelle le monde : les pauvres sont le produit d?un système social, car ces produits ne sont jamais ceux des pauvres eux-mêmes. Il a, par sa pensée et son action, transgressé les préjugés économiques et politiques, et réussi à imposer sa certitude. C?est à travers le portrait de Mouhammad Yunnus qu?Amirul Arham se propose de raconter l?histoire du micro-crédit de la Grameen Bank, une banque pour les pauvres de la planète.

Des réalisateurs locaux seront également invités à participer au Mois du documentaire. Le CCCB bénéficie du soutien de la Mauritius Film Development Corporation (MFDC), de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) et du Lycée des Mascareignes. Le Mois du Documentaire est ouvert gratuitement au public.

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