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Alexandre Koenig le physique de l?emploi dans Starmania
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Alexandre Koenig le physique de l?emploi dans Starmania
Il a les traits fatigués à force d?enchaîner travail la journée et spectacle la nuit. Mais «quand on arrive à la Citadelle, on a un coup de boost,» avoue Alexandre Koenig, que l?on croit sur parole, au vu de son sourire taquin et de ses yeux bleus remplis d?énergie. C?est que le lieu est magique pour lui. «J?ai participé à Chantons La Liberté, à La Citadelle,» dit-il. C?était l?une de ses premières scènes, il y a 20 ans. Déjà. Non qu?il soit vieux, bien au contraire, si l?on en croit ses allures de svelte golden boy californien, mais Alexandre Koenig a commencé tôt.
Aujourd?hui, emmitouflé derrière une grosse écharpe, Alexandre Koenig se protège de l?air frais des hauteurs port-louisiennes. Il protège sa voix, puissante et incontrôlable, que a pu aisément entendre dans le spectacle Starmania.
Comme Ziggy, qu?il interprète dans le spectacle, Alexandre a toujours voulu être un chanteur. Un séjour aux Etats-Unis et une rencontre avec un producteur de musique le persuadent qu?il peut envisager une telle carrière. Mais il a préféré, d?abord,assurer ses arrières et a poursuivi des études d?architecture.
Il a aujourd?hui son propre cabinet et peut aisément mettre ses projets professionnels de côté lorsque se présente l?occasion de monter sur les planches. Il planifie son avenir en fonction de ses activités culturelles. Et il y en a beaucoup. Depuis quelques années, on le voit un peu partout. Il a mis en scène le second acte du spectacle Tempora, l?an dernier, participé à Maron Lib, a été script pour les Jeux des Iles, a chanté pour Noël sous les Etoiles, s?est occupé de la régie de Mouvance.
Dernier rôle en date, Ziggy, dans le Starmania de Gérard Sullivan et de Guy Lagesse. «Au début, c?était pas vraiment mon style de musique. Je suis beaucoup plus anglophone. En apprenant les paroles, pour le spectacle, je me suis rendu compte que le texte était vraiment fort, très actuel.»
De plus, «Ziggy est très proche de mon personnage dans la vie.» En effet, le rôle lui va comme un gant. L?interprétation est survoltée, passionnée, il déborde d?énergie. On le voit ainsi survoler Monopolis, déambuler tout le long de la scène, sautant, dansant, chantant avec naturel, comme si l?exercice lui était facile. Puis, plus calme, on le découvre romantique, aux côtés de Marie-Jeanne la serveuse automate. Sa voix est un don, «que je devrais travailler plus souvent,» dit-il. Il gagnerait en effet, à tailler sur mesure ce talent, brut et puissant. Il a l?envie et l?assurance pour aller plus loin. Il essaie de garder le secret sur ses projets mais un sourire le trahit. Il ira bientôt en Afrique du Sud, où il a des projets artistiques. Il n?avouera rien de plus. Pour le moment.
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