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Des fruits abondants et moins chers
L?été n?est pas encore là. Pourtant certains fruits saisonniers sont déjà sur le marché. Et ils sont moins chers que prévu.
Aux melons d?eau d?abord. D?habitude, on les trouve à partir de la troisième semaine d?octobre. Mais voilà que depuis deux semaines déjà, marchés, foires et même les supermarchés et hypermarché l?ont en stock. Ils sont de différentes dimensions et les prix varient entre Rs 50 et Rs 125 l?unité alors que l?année dernière les melons d?eau de la première récolte d?été coûtaient Rs 200 l?unité.
La raison : environ 800 arpents sont sous culture de melons d?eau contre seulement 200 l?année dernière. L?Agricultural Research Extension Unit (Areu), les planteurs et aussi des responsables dans la vente à la criée estiment que les prix risquent de chuter d?au moins 40 % dans les mois à venir.
Petite innovation : cette année les consommateurs pourront déguster, au mois de novembre, une nouvelle variété de melons d?eau dont la pulpe est de couleur jaune. Cette variété de la famille ?Sugar baby? est originaire de Taïwan. Une bonne partie de la récolte sera néanmoins destinée à l?exportation en raison de sa valeur ajoutée.
Les mangues se trouvent également sur le marché à Rs 15 l?unité. Et d?ici début novembre, elles seront en abondance sur les étals à travers le pays. Autre fruit de saison très prisé des Mauriciens et aussi des touristes : les letchis. Différents planteurs et marchands expliquent que les letchis seront disponibles en grande quantité à partir du mois prochain à Rs 2.00 l?unité. Les prix devraient ensuite chuter d?au moins 50 % pour les fêtes de fin d?année.
?Les letchis sont en avance sur le marché local car l?Areu a mis en place des techniques qui visent à provoquer la floraison depuis le mois de mai?, explique Sandrasagaren Naidu, directeur de l?unité de recherche. Et au moins 230 tonnes seront exportées dans quelques semaines vers le marché européen afin de devancer les pays en concurrence directe avec Maurice dont Madagascar.
Mais la grande interrogation demeure le temps. S?il y a de violents cyclones au mois de novembre, décembre, et même de janvier, les données devraient changer. La qualité et le prix des fruits en seront altérés.
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