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Ton Reynolds attend toujours le bus

30 septembre 2004, 20:00

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Reynolds Berthelot, surnommé Ton Reynolds, n’est pas content. Depuis plus de trois ans, il a fait une demande pour que des bus desservent la route Chebel, à Gros-Cailloux, mais en vain. Pourtant à Camp-Berthelot vivent une dizaine de familles.

C’est un calvaire à chaque fois qu’elles veulent aller à Gros-Cailloux, à six kilomètres au bas de la route. Le transport en commun est absent sur cette ligne. A 68 ans, Ton Reynolds marche, à chaque fois qu’il se rend au village. Les champs de cannes bordent les deux côtés de la route. Point d’abri en cas de pluie et en été, il est préférable de ne pas sortir en pleine journée.

“De temps à autre, je fais du stop. Quelques personnes s’arrêtent pour me prendre. A la tombée de la nuit, il ne faut pas sortir parce que nous ne savons pas sur qui nous pouvons tomber”, déclare Ton Reynolds. Les écoliers de cette localité connaissent les mêmes problèmes. Ils ne vont pas à l’école quand il pleut. Les dévots qui se rendent au nouveau temple, à l’entrée de Chebel, ont aussi des difficultés pour s’y rendre. Pourtant, à côté de ce temple, les autorités ont installé un arrêt d’autobus.

Lettre morte

“Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement ne fait pas l’effort de demander à une compagnie de transport de desservir cette ligne”, se demande Ton Reynolds.

Kemraz Ortoo, conseiller de Gros-Cailloux, affirme qu’il a déjà envoyé une lettre à la National Transport Authority pour que des autobus quittent la gare de Pointe-aux-Sables et passent par Camp-Berthelot pour se rendre à Rose-Hill. Il affirme que sa requête est restée lettre morte. “Cette ligne aurait été bénéfique aux habitants de Pointe-aux-Sables, de Chebel et aussi de Gros-Cailloux. Nous sommes prêts à débourser des fonds pour niveler la route de Camp-Berthelot, mais tout dépend de la NTA”, déclare le conseiller.

Ton Reynolds se demande s’il faut faire “des manifestations” pour que le gouvernement réagisse.

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