Publicité

Arthur : un roi mythique

30 septembre 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les historiens ne sont pas tous d’accord sur les origines de la légende du roi Arthur. Dans la version choisie par David Franzoni, le scénariste du film, il s’agissait d’un certain Riothamus, aussi connu comme Artorius, commandant romain qui combattit les Saxons au Ve siècle.

Nous retrouvons le personnage d’Arthur au cinéma dans une cinquantaine de films, téléfilms et dessins animés (notamment dans les Bugs Bunny), sous les traits d’acteurs tels que Sean Connery, Pierce Brosnan, Martin Sheen, Richard Harris, John Gielgud, Boris Karloff, Trevor Howard, entre autres.

Quant aux films, dont les premiers remontent aux débuts du cinéma, ils s’inspirent de la science-fiction (The Spaceman and King Arthur, 1979), du voyage dans le temps (A Connecticut Yankee in King Arthur’s Court, 1921, 1949) et de la comédie (Monty Python & the Quest for the Holy Grail,1996) Monty Python and the Holy Grail,1975, A knight in Camelot 1998 – un téléfilm avec Whoopi Goldberg), sans oublier les romans d’amour et d’aventures du genre Knights of the Round Table (1953) et First Knight (1995).

Les amateurs du Moyen Âge et de la légende,trouveront sur le Web, des détails que donnent les Celtes sur le roi Arthur, informations que nous reproduisons ici :

“Au cinquième siècle, les Romains se sont installés en Grande-Bretagne et dominent l’île, même si les Scots (peuplade celte venue d’Irlande qui finira, au sixième siècle, par s’établir sur la côte ouest de l’Ecosse) et les Pictes (peuple préceltique d’Ecosse), entre autres, restent insoumis.

Mais, à partir de 486, avec les conquêtes de Clovis et les invasions des Vandales, des Wisigoths et des Ostrogoths, l’empire romain s’affaiblit fortement dans sa partie occidentale. Les Romains se désintéressent alors de la Grande-Bretagne pour se concentrer sur la défense de l’Empire, ce qui n’empêchera pas sa chute dans les années 490.

Les Saxons (ancien peuple germanique qui s’était étendu vers le sud et avait mené des raids en Gaulle, tout nouvellement arrivé en Grande-Bretagne), en profitent pour essayer de s’emparer de toute l’île.

Des conflits internes :

Les divers chefs Bretons et Gallois sont alors divisés par d’incessantes querelles, et passent leur temps à guerroyer entre eux, sans grand succès.

Tous ces rois, postulants à un trône unificateur, souffrent d’un problème de légitimité : les différentes invasions ont entraîné une grande diversité de peuples et de cultures dans le royaume. Aucun chef ne parvient à se faire reconnaître sur tout le royaume, et par tous les peuples. Il n’y a, par conséquent, pas de chef suprême, et encore moins de roi qui commande l’ensemble des habitants de Grande-Bretagne.

Mais devant l’importante menace d’une invasion des Saxons, ils se rangent tous sous la bannière d’un dénommé Artorius. Ce guerrier, probablement né vers 470-475 en Cornouailles, est le chef d’une bande très mobile de cavaliers mercenaires. Tous voient en lui la seule personne capable de tenir tête à l’envahisseur.

Artorius au pouvoir :

Artorius est donc nommé commandant en chef de la nouvelle armée et, tous unis, les rois Bretons et Gallois remportent, quelque part dans le sud-ouest de l’Angleterre vers 500-518, une grande victoire qui stoppe l’envahisseur pendant une quarantaine d’années. C’est la bataille de Mont Badon (ou Bath, ou Badbury).

Quand Artorius trouve la mort dans une grande bataille, près de Camelford en Cornouailles, aux alentours de 540-542, c’est la fin de l’indépendance bretonne : à la fin du siècle, les Saxons occupent les trois quarts de l’île.

Le corps d’Artorius est enterré clandestinement à Glastonbury par ses lieutenants, qui tiennent à cacher sa mort pour ne pas démoraliser les troupes.

Devant l’invasion, des milliers de Bretons ont traversé la mer pour s’établir dans la péninsule armoricaine, à laquelle ils donnent le nom de Bretagne. Ils y retrouvent des compatriotes arrivés depuis le quatrième siècle. Ils restent en contact très étroit avec les Bretons demeurés dans l’île. Les uns et les autres gardent vivant le souvenir d’Artorius et en font un roi, ce qu’il n’a jamais été dans la réalité.

D’autre part, le problème de la légitimité se pose toujours, et plus fort encore, après la prise du pouvoir par Guillaume le Conquérant (1027-1087), duc de Normandie, en 1066. Le roi est un normand, peuple minoritaire. Et cette situation est d’autant plus ennuyeuse que la dynastie rivale n’a pas ce problème : les capétiens se présentent comme les descendants de Charlemagne.

Pour combler cette lacune, les Normands encouragent les clercs à diffuser ce qui est déjà la légende d’Arthur (nom romain pour Artorius), et plus particulièrement le mythe de sa dormition et de son retour prochain, dans le but de s’allier les Gallois et de défaire les Anglo-Saxons.”

(Source : http://perso.worldonline.fr/avalon/)

Publicité