Publicité
Le groupe de Zarkaoui menace de tuer son 3e otage
Par
Partager cet article
Le groupe de Zarkaoui menace de tuer son 3e otage
Le groupe du Jordanien Abou Moussab al-Zarkaoui qui avait décapité la veille Eugene Armstrong a annoncé mardi soir avoir tué le second otage américain et menacé d’exécuter son dernier captif occidental, le Britannique Kenneth Bigley.
Toutefois, ces islamistes radicaux réputés proches d’Al Qaïda qui exigent la libération des Irakiennes détenues dans les prisons de leur pays n’ont pas fixé de nouvel ultimatum pour leur dernier otage en vie.
“Les lions de Taouid et Djihad ont massacré le second otage américain après l’expiration de leur ultimatum”, lit-on dans un communiqué diffusé sur le web, qui promet la diffusion prochaine de clichés sur la mort de Hensley, comme les ravisseurs l’avaient fait la veille pour Armstrong.
“L’otage britannique connaîtra le même sort si le gouvernement de Londres ne fait pas ce qu’il doit faire pour obtenir sa libération”, ont prévenu les radicaux.
Le groupe de Zarkaoui, dont les Etats-Unis ont mis à prix la tête pour 25 millions de dollars, avait enlevé le 16 septembre trois Occidentaux – les Américains Eugene Armstrong et Jack Hensley ainsi que le Britannique Kenneth Bigley – dans un quartier huppé de Bagdad.
A Liverpool, ville natale de l’otage britannique, quelque 250 personnes ont assisté mardi soir à une réunion de prières aux flambeaux dans l’église St-Mary. La nouvelle de la mort du second otage américain, annoncée à l’assistance par le vicaire Trevor Latham, a provoqué une réaction d’horreur teintée d’incrédulité.
A Washington, un responsable du département d’Etat a fait savoir que les autorités américaines prenaient la nouvelle de la mort de Hensley très au sérieux en ajoutant toutefois qu’aucun corps n’avait, semble-t-il, été retrouvé jusqu’ici.
<B>La voix de zarkaoui </B>
Le groupe de Zarkaoui exige la libération de toutes les Irakiennes détenues dans les prisons d’Abou Ghraïb, près de Bagdad, et d’Oum Kasr. L’état-major américain affirme de son côté que deux femmes seulement – des scientifiques irakiennes travaillant au programme d’armes de destruction massive du président déchu Saddam Hussein sont incarcérées en Irak.
Le groupe de Zarkaoui est tenu pour responsable des attentats suicide les plus sanglants commis ces derniers mois en Irak. Ce groupe a également décapité par le passé plusieurs autres otages étrangers, dont l’Américain Nicholas Berg en mai et le routier sud-coréen Kim Sun-il en juin.
Avant l’annonce de la mort de Jack Hensley et les menaces pesant sur Bigley, la famille de l’otage britannique avait demandé la libération des deux Irakiennes incarcérées dans leur pays afin que les otages occidentaux soient épargnés.
“Je demande personnellement à Tony Blair de réfléchir à la quantité de sang déjà versée”, a déclaré son fils Craig à la BBC. “Je vous en prie, cédez à leurs exigences et faites libérer mon père – deux femmes pour deux hommes.”
Un porte-parole de Downing Street a affirmé que le Premier ministre britannique suivait la situation de très près et que le gouvernement faisait tout ce qui était en son pouvoir. Le Foreign Office a également annoncé qu’un diplomate britannique avait demandé la libération de Bigley lors d’une intervention, en arabe, sur la chaîne de télévision Al Arabia.
La CIA a par ailleurs annoncé que la voix que l’on entend dans la vidéo diffusée lundi était très probablement celle de Zarkaoui.
Plus d’une dizaine d’otages sont toujours retenus en Irak et menacés d’exécution dont les journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot, capturés il y a plus d’un mois en compagnie de leur chauffeur syrien, et les Italiennes Simona Pari et Simona Torreta.
Les violences se poursuivent également entre insurgés et forces américaines et un civil irakien a été tué mardi dans l’explosion d’une voiture à proximité d’un convoi de véhicules militaires américains sur une voie rapide à l’ouest de Bagdad.
Deux “marines” américains ont été tués ces dernières 24 heures au combat en Irak.
SERIE D’ATTENTATS SUICIDE
<B>5 personnes tuées par une voiture piégée à Baghdad. </B>
Une voiture piégée a explosé hier devant un restaurant situé dans un quartier très animé de l’ouest de Bagdad, faisant au moins cinq morts et une quarantaine de blessés, a fait savoir la police. La déflagration a détruit plusieurs magasins et a projeté en l’air une épaisse fumée noire. Les rues environnantes étaient jonchées d’éclats de verre et de débris. Des soldats américains circulant dans des véhicules blindés ont bouclé le quartier et des pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes consumant plusieurs véhicules. Une dizaine de voitures ont été détruites. “J’étais là, en train de discuter, quand j’ai entendu deux grosses explosions”, a déclaré Humam Abdul-Hadi, qui tient un magasin de matériel électrique près du lieu de l’explosion. “Je ne sais même pas qui ils visaient”, a-t-il ajouté, le T-shirt taché de sang, le visage et le cou entaillés par des éclats de métal. “Ils ont attaqué des gens qui ne faisaient que manger des glaces.” Bagdad a été le théâtre ces deux dernières semaines d’une série d’attentats suicide à la voiture piégée qui ont fait de nombreuses victimes.
Publicité
Publicité
Les plus récents