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Le gouvernement garde le suspense
«A ce stade, on n?a encore rien décidé.» C?est ce qu?a répondu hier à l?express-dimanche le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, eu égard aux recours envisagés afin de contourner la partielle rendue nécessaire après la démission de Siddick Chady.
Depuis l?annonce de Paul Bérenger, la semaine dernière, d?un éventuel amendement de la Constitution en vue d?éviter la partielle ou de présenter le budget avant la date prévue, les réactions de la classe politique n?en finissent pas.
« Nous n?accepterons aucune modification de la Constitution. Nous condamnons avec force tout projet d?amendement à la Constitution, comme l?a d?ailleurs souligné le leader de l?opposition lors de sa dernière conférence de presse. Tout le pays condamne cette démarche du gouvernement de vouloir jouer, pour la troisième fois, avec notre Constitution. Nous sommes déjà engagés dans une campagne de mobilisation pour faire échec à une telle démarche », précise Arvin Boolell, député de l?opposition. Il ajoute qu?en cas d?élection partielle, le Parti travailliste se tient prêt à aligner un candidat.
Au sein du gouvernement, même si la question a été évoquée au plus haut niveau, aucune décision n?a encore été prise. Le changement n?est pas à son ordre du jour. On évoque ce recours comme l?ultime décision au cas où l?échéance de la partielle buterait sur d?autres considérations et dont on tiendrait compte, notamment le calendrier religieux ou l?organisation de la réunion des Small Island Development States (SIDS) prévue pour janvier 2005.
En fait, le gouvernement veut absolument présenter son budget en juin, et donner ainsi des indications sur le plan économique. Force est de constater que certains de ses membres sont très sensibles à cette question et ne verraient aucune entrave à la Constitution si les élections générales étaient tenues à un moment plus propice pour le pouvoir actuel.
Des voix continuent à s?élever, à la fois dans les partis parlementaires et chez les extraparlementaires. « Le gouvernement n?a pas le droit moral de s?engager dans une telle voie. Il doit comprendre que le peuple réclame des élections générales, car ce gouvernement est à bout de souffle », déclare Madun Dulloo, leader du MMSM.
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